David Lappartient : "Avec les trois grands tours et les monuments, on pourra dire qu'on a sauvé la saison"

David Lapartient : "Avec les trois grands tours et les monuments, on pourra dire qu'on a sauvé la saison"
David Lapartient : "Avec les trois grands tours et les monuments, on pourra dire qu'on a sauvé la saison" - © Tous droits réservés

David Lappartient se félicite du retour des courses. Présent à Sienne pour assister au Strade Bianche, le Président de l'UCI, concède que le cyclisme a connu une période difficile avec toutes les annulations. Il revit et espère que cela se poursuive. "71% des courses ont été annulées au niveau mondial. Bien sûr cela a des conséquences économiques. On veut à tout prix délivrer ces trois derniers de saison. Si on arrive à faire les trois grands tours, toutes les grandes classiques et les monuments, on pourra dire qu'on a sauvé la saison", souligne le dirigeant français.

"C'est clairement une journée de renaissance pour le vélo", se réjouit-il à notre micro. "C'est vraiment le nouveau départ de la saison. On a presque oublié qu'on s'est arrêté à Paris-Nice. Nous ne savions pas si nous allions pouvoir repartir. Là on repart alors que beaucoup de sports ont complètement arrêté leur calendrier. On a fait le choix de reprogrammer avec en plus la difficulté d'être en plein air et donc avec des contraintes. La plupart des grandes épreuves sont maintenues. Je voudrais remercier les autorités locales qui prennent beaucoup de mesures. Ça a aussi un coût pour tout le mondeLa saison reprend avec des contraintes et des difficultés mais avec une vraie satisfaction de tous les acteurs du cyclisme de pouvoir reprendre la saison".

Le cyclisme veut aussi occuper l'espace médiatique. "Il n'y a pas beaucoup de sports à la télé. Finalement, comme on est un des rares sports en direct, on risque de faire une très grosse audience. Et peut-être que l'attractivité du cyclisme va être renforcée. Je pense que toute difficulté est aussi une opportunité. Et peut-être que le cyclisme va sortir plus fort de cette crise".

Lappartient ne s'en cache pas, il s'est fait du souci. "Oui, on a eu peur. Pas sur le long terme pour l'avenir du cyclisme mais sur le court terme des coureurs auraient disparu. Des coureurs des mécanos auraient perdu leur emploi. Des organisateurs auraient jeté l'éponge. 71% des courses ont été annulées au niveau mondial. Ce n'est pas rien. Et bien sûr cela a des conséquences économiques. On veut à tout prix délivrer ces trois derniers de saison. Si on arrive à faire les trois grands tours, toutes les grandes classiques et les monuments, on pourra dire qu'on a sauvé la saison. Mais bien sûr, on regarde tous les jours les évolutions du coronavirus. On espère arriver jusqu'au bout mais ce n'est pas certain. Pour l'économie de notre sport, c'est fondamental." 

Autre élément clé du cyclisme, sa proximité avec le public. Un contact, contrarié en cette période particulière. "Il manque la dimension "public". Selon les pays, les règles ne sont pas les mêmes. Il n'y aura pas les millions de spectateurs sur le bord des routes du Tour de France. Mais c'est mieux d'avoir du vélo que de rien n'avoir du tout."

Lappartient a également confirmé que l'UCI avait accordé une dérogation à RCS. L'organisateur de Milan-Sanremo. "Avec 27 équipes de six coureurs, c'est plus compliqué de contrôler la course. Surtout la plus longue du calendrier avec près de 300 km. La Primavera se joue souvent dans le Poggio mais on peut peut-être avoir un coup de Trafalgar".

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