Complètement rétabli, Oliver Naesen "peut gagner" Paris-Roubaix

Oliver Naesen
Oliver Naesen - © ERIC LALMAND - BELGA

A part une immense déception et quand même encore quelques raideurs et contusions un peu partout, il ne reste rien de la chute d'Oliver Naesen qui l'a propulsé au sol en compagnie de Peter Sagan et Greg Van Avermaet dimanche au Tour des Flandres.

Ce lundi matin le leader d'AG2R s'est d'ailleurs entraîné deux petites heures à Berlare avec ses amis "Parelvissers". Il participera mercredi au 105ème Grand Prix de l'Escaut (1.HC) et sera dimanche au départ de Paris-Roubaix, son grand objectif, désormais.

"Je me sens très bien. Franchement", assure-t-il. "La preuve c'est que je n'ai même pas été voir le médecin comme je l'avais initialement prévu. Je n'ai vraiment mal nulle part. Il y a des contusions à la hanche qui me rappellent la cabriole, mon genou est un peu raide et le coude gonflé. Cela me dérange un peu mais je roule et c'est le principal. Je m'alignerai donc sans problème mercredi à Mol. Je considère cependant ce Prix de l'Escaut comme un simple entraînement. Je ne vais certainement pas me défoncer. Paris-Roubaix est en revanche souligné au marqueur dans mon programme..."

Naesen qui s'établira ensuite avec son équipe à Lille reconnaîtra l'Enfer du Nord jeudi et vendredi. "Je connais par cœur le parcours du Ronde jusqu'à son dernier pavé", avoue-t-il. "Mais nettement moins bien celui de Paris-Roubaix. Mon expérience se limite en effet à deux participations et autant de reconnaissances. C'est tout. Or cette course est très importante pour moi, et davantage encore pour l'équipe. Etudier ces 29 secteurs pavés avant de les affronter en compétition est donc la moindre des choses à mes yeux. On prendra ensuite nos quartiers à Compiègne vendredi soir..."

Oliver Naesen a déjà revu à plusieurs reprises les images de sa chute au Ronde. "Vraiment bête", déplore-t-il. "Il n'y a rien à reprocher à Peter, même s'il aurait peut être dû rouler un peu plus au centre de la route. Mais tout le monde cherche la trajectoire la plus praticable sur ces pavés du Vieux Quaremont, et donc la terre sur les côtés. C'est plus facile et par conséquent normal de rouler là, mais pas sans danger. Cette veste qui a fait tomber Peter le prouve. Enfin il est de toute façon trop tard pour avoir des regrets. Mais avec les jambes que j'avais et tout le respect pour Philippe Gilbert et son courage, je suis à peu près sûr que je serais revenu avec Greg et Peter. A trois contre un il ne pouvait pas résister jusqu'au bout. Ce qu'il a fait est génial mais si je pense à moi, je ne peux qu'être terriblement déçu. Dans ma tête c'était le Tour des Flandres et tout le reste après. Il faut cependant tourner la page et vite car Paris-Roubaix arrive. Un rendez-vous que je ne peux pas manquer. Je serai au moins aussi fort qu'au Ronde, c'est à dire au niveau des meilleurs. Je peux même gagner", conclut Oliver Naesen, 13ème à 2:20 du vétéran australien Mathew Hayman l'an dernier.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK