Ces "Poulidor" du sport belge

Ces Poulidor du sport belge
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Raymond Poulidor nous a quittés ce mercredi 13 novembre à l’âge de 83 ans. Malgré un palmarès impressionnant, le champion est surtout devenu populaire en raison de l’étiquette d' "éternel deuxième" qui lui colle à la peau.

"L’autre jour, j’ai rencontré une personne qui avait fait trois-quatre fois deuxième au championnat de France de pétanque", nous confiait-il en 2016. "On l’a baptisé le "Poulidor" de la pétanque. Il y a un Poulidor de la boxe, du rugby, de la politique. Même les jeunes me disent : c’est toi "Poupou". Je suis devenu en quelque sorte un nom commun."

Nous nous sommes penchés sur ces sportifs belges qui ont reçu ce surnom de Poulidor de leur discipline.

Thierry Neuville, le Poulidor du WRC

Depuis ses débuts en championnats du monde des rallyes en 2012, Thierry Neuville a pris part à 110 courses. Il en a remporté douze et est monté 40 fois sur le podium. Dès sa deuxième saison complète, le pilote germanophone, alors au volant d'une Fiesta RS WRC préparée par M-Sport, a terminé à la deuxième place du classement. Seulement devancé par le maître Sébastien Loeb. Passé chez Huyndai, il eu besoin d'une période d'adaptation avant de jouer à nouveau les premiers rôles. Il vient de conclure les quatre dernières campagnes (2016, 2017, 2018, 2019) avec le titre de vice-champion du monde.

Marnicq Bervoets, le dauphin d'Everts

Dix titres de champion de Belgique, trois victoires au motocross des nations, Marnicq Bervoets a réalisé une carrière plus qu'honorable. Malheureusement pour lui, il a dû composer tout au long de sa carrière avec des rivaux de très haut niveau. Cinq fois sur le podium du championnat du monde, dont quatre fois vice-champion, il a dû notamment s'avouer vaincu face à ses compatriotes Stefan Everts (1995, 1996) et Joël Smets (2000).

Simon Mignolet, la doublure de Courtois

Appelé chez les Diables à 97 reprises, Simon Mignolet ne compte "que" 22 capes en équipe nationale. Souvent loué pour son professionnalisme par ses coaches, Big Si est confronté à la solide concurrence de Thibaut Courtois, élu meilleur gardien du mondial 2018.

Après plusieurs saisons comme titulaire en club (Saint Trond, Sunderland, Liverpool), le Trudonnaire a glissé sur le banc chez les Reds. Il revit au FC Bruges où il est l'indiscutable N.1.

Van Avermaet, un Poulidor avant le déclic de Rodez

Toujours placé mais rarement vainqueur. Pendant ses premières saisons chez les pros, Greg Van Avermaet a collectionné les places d'honneurs dans les grandes courses d'un jour. En 2014 et 2015, il a aligne une quinzaine de Top 10 dont des podiums sur le Ronde (2e et 3e), à Roubaix (3e), au Nieuwsblad ou aux Strade Bianche. Et puis, il s'impose sur le Tour dans la 13e étape. Sur les hauteurs de Rodez, il règle Peter Sagan dans un sprint de costaud. La machine est lancée. Quelques mois plus tard, il gagne le Nieuwsblad, Tirreno-Adriatico puis devient champion olympique à Rio. En 2017, il réussit un fabuleux quadruplé Gand-Wevelgem, GP E3, Nieuwsblad, Roubaix.

Leif Hoste, Poulidor des flandriennes

Le palmarès de Leif Hoste affiche 6 victoires. Un bilan bien faible au regard de sa présence aux avant-postes sur les classiques pavées dans le milieu des années 2000. Avec trois places de dauphin (2004, 2006 et 2007), il détient avec Sean Kelly le record de deuxième place pour un coureur qui n'a jamais gagné le Tour des Flandres.

Mais ce n'est pas tout, il a fini 2e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne en 2003 et, 2006. Il a terminé 2e de Roubaix en 2006 avant d'être déclassé pour avoir franchi un passage à niveau baissé. L'édition 2004 de l'Enfer du Nord est sans doute le meilleur symbole de sa malchance. Cette année-là, sa quête de victoire est stoppée par ... un drapeau flamand qui vient se loger dans son dérailleur.

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