Cyclisme : Evenepoel, Vansevenant, Vanhoucke, Moniquet, Uijtdebroeks… ces jeunes Belges qui n'arrêtent plus de grimper

De Remco Evenepoel à Mauri Vansevenant en passant par Harm Vanhoucke, Ilan Van Wilder, Xandres Vervloesem, Henri Vandenabeele, Viktor Verschaeve, Maxime Van Gils, Sylvain Moniquet et Cian Uijtdebroeks… ils sont dix, âgés entre 17 et 23 ans, qui n’attendent qu’une chose : que la route s’élève fort et longtemps. Tous ambitionnent de s’illustrer à court ou moyen terme dans les grands cols. Revue des troupes.

Ilan Van Wilder (20 ans) : l’autre “grimpeur-rouleur”

Il est trois mois plus jeune que Evenepoel, qu’on ne présente plus. Ilan est peut-être celui qui présente le plus de similitudes avec Remco. Ils sont tous les deux brabançons et ils ont la même taille, avec deux petits kilos de plus pour Van Wilder. Né à Jette, ce Bruxellois grimpe bien (3e du Tour de l’Avenir l’an dernier) et roule vite comme en témoigne sa récente médaille de bronze conquise au championnat d’Europe contre-la-montre dans la catégorie des espoirs. Van Wilder boucle sa première saison chez les élites au sein de l’équipe Sunweb. Il s’est classé 48e de la Flèche Wallonne après avoir bien travaillé pour Marc Hirschi, le vainqueur au sommet du mur de Huy. Il disputera dimanche à Liège son premier monument, pour son 16e jour de course chez les élites.

Mauri Vansevenant (21 ans) : la révélation de la Flèche

Le grand public a découvert mercredi ce petit bonhomme audacieux et téméraire et personne ne sait ce qu’il se serait passé si ce poids plume de 60 kilos n’avait pas chuté et avait pu se présenter au pied du mur de Huy avec les 30 secondes d’avance qu’il possédait avant sa cabriole. Né à Ostende, le fils de Wim (trois fois lanterne rouge du Tour de France) est professionnel depuis deux mois à peine mais on connaissait déjà ses qualités de grimpeur depuis sa victoire finale au Tour du Val d’Aoste Mont Blanc au palmarès duquel figurent, entre autres, Gianni Motta, Gilberto Simoni, Thibaut Pinot et Pavel Sivakov.

Harm Vanhoucke (23 ans) : déjà l’expérience d’un grand tour

Ce Courtraisien, vainqueur du Piccolo Tour de Lombardie et de la Flèche ardennaise est passé professionnel en même temps que Remco Evenepoel. Avant cela, il avait déjà affiché de belles dispositions en montagne. D’abord avec une 3e place (à 19 secondes du Français Damien Gaudu) lors de l’étape reine du Tour de l’Avenir 2016 arrivée à Tignes, à plus de 2000 mètres d’altitude, après avoir escaladé le Col des Saisies et le Cormet de Roseland. Ensuite lors de victoires en solitaire en altitude à La Féclaz lors au Tour de Savoie Mont Blanc (avec 22 secondes d’avance sur l’Espagnol Enric Mas, deuxième du Tour d’Espagne deux ans plus tard !) et au sommet des Combes au Tour de la Vallée d’Aoste (avec plus de 3 minutes d’avance sur Rosa et Sivakov). Il est le seul à avoir déjà l’expérience d’un grand tour, la Vuelta 2019.

Voilà pour les élites. En cette année 2020 très spéciale, les espoirs n’ont eu que trois grandes courses à étapes pour s’illustrer en août et en septembre. Voici le bilan belge:

  • Ronde de l’Isard d’Ariège : doublé belge
  • Tour d’Italie : une deuxième place belge
  • Tour de Savoie Mont Blanc : troisième et huitième place belges

Henri Vandenabeele (20 ans) : comme Pantani en 1991

Jamais un coureur belge n’avait figuré sur le podium du Baby Giro, le petit Tour d’Italie. Originaire de Deinze, Henri Vandenabeele a crevé l’écran pendant huit jours, ne s’inclinant que devant l’intouchable Thomas Pidcock. Dans l’étape du Mortirolo (12 km d’ascension à 11 %) qui se terminait à Aprica, il fit même jeu égal avec le Britannique qui ne le devança que d’une seconde, le troisième étant relégué à 1’20 et le quatrième à 4’16. Vandenabeele montait ainsi sur la deuxième marche du podium final…comme Marco Pantani en 1991 ! Deux semaines plus tard, le Flandrien terminait deuxième de la Ronde de l’Isard dont il remportait le Grand Prix de la montagne et l’étape se terminant au sommet de Hospice de France, après avoir escaladé le Port de Balès. Il se classait encore quatrième à Saint-Girons avec les cols de Latrape, d’Agnès et de Péguère au menu du jour.

Xandres Vervloesem (20 ans) : roi des Pyrénées

L’Anversois de Massenhoven a signé un contrat professionnel chez Lotto-Soudal jusqu’en 2022. Une belle récompense pour sa victoire finale à la Ronde de l’Isard d’Ariège dont il a terminé toutes les étapes dans le top 10 et dont il est désormais le quatrième belge a figurer au palmarès, après Yannick Eijssen, Louis Vervaekeet le regretté Bjorg Lambrecht. Vervloesem avait terminé la saison 2019 comme individuel après avoir cassé son contrat avec Sunweb et avant de disputer la saison en cours au sein de l’équipe Lotto espoir.

Viktor Verschaeve (22 ans) : il domine Pierre Rolland dans le col de la Madeleine

L’année 2019 nous avait déjà donné quelques indices : deuxième de Liège-Bastogne-Liège espoirs et 9e du Baby Giro avec une superbe 2e place au sommet du Monte Amitata. Après une échappée solitaire de 60 km, Viktor ne fut repris qu’après la flamme rouge par le Colombien Andrés Camilo Ardila, vainqueur final de l’épreuve.

L’Anversois, originaire de Braaschaat, s’est illustré le 6 août dernier en remportant en solitaire l’étape Moutiers-Valfréjus, une arrivée au sommet au Tour de Savoie Mont Blanc. Sur les 25 km de l’ascension du Col de la Madeleine, ses 60 kilos ont fait merveille. Verschaeve vient de signer un contrat professionnel de deux ans chez Lotto-Soudal où il évoluait avec les espoirs.

Maxime Van Gils (20 ans) : il aime les Alpes

Premier belge lauréat de la Classique des Alpes depuis Tim Wellens, Van Gils a pris la troisième place du Tour de Savoie Mont Blanc. Troisième à Valfréjus, dans l’étape de la Madeleine remportée par Verschaeve, troisième le lendemain au sommet de Valmeinier à 30 secondes de Pierre Rolland et quatrième le jour suivant au sommet Notre Dame du Pré à 1300 mètres d’altitude, Maxime a fait preuve d’une belle régularité. L’Anversois, originaire de Wuustwezel, a confirmé dans les Alpes ses belles performances réalisées sur le Tour de la Vallée d’Aoste en 2019 : 2e à Ayas Champoluc à 8 secondes du Luxembourgeois Michel Ries et 2e encore à Breuil Cervinia dans le même temps que l'Italien Andrea Bagioli.

Sylvain Moniquet (22 ans) : trois jours en jaune

Couvé depuis les juniors par Christophe Detilloux, le Namurois s’était déja illustré sur les routes du Tour de l’Avenir 2019 en se classant quatrième de l’étape de la Gettiaz (avec six cols au menu), juste derrière Harold Tejada, Mauri Vansevenant et Clément Champoussin, tous les autres terminant à plus de deux minutes. Moniquet a ensuité décidé de quitter Wallonie-Bruxelles Développement pour l’équipe continentale du Groupement-FDJ au sein de laquelle il a enchaîné avec brio les trois grandes courses par étapes de l’été. Après une huitième place au Tour de Savoie Mont Blanc, Sylvain fut très en vue sur le Baby Giro (14e à Aprica et surtout lors de l’étape de Montespluga qu’il termina 9e après une ascension finale de 25 kilomètres). C’est sur la Ronde de l’Isard d’Ariège dont il fut le leader jusqu’au dernier jour qu’il impressionna le plus les observateurs, avec une cinquième place à Hospice de France et à Ax Trois Domaines. Sylvain Moniquet vient de signer un contrat de deux ans chez Lotto-Soudal.

Cian Uijtdebroeks (17 ans) : le pur grimpeur

Le citoyen de Hannut n’a que 17 ans et, dans le milieu, on affirme que le plus fort de tous dans la montagne ce sera lui…

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