Bulens: "La victoire finale se jouera entre Sky et Astana"

Une quarantaine de coureurs composaient le groupe de tête au moment du sprint final vendredi lors de la 6e étape de Paris-Nice qui se terminait à Brignoles. Et c'est encore un sprinteur en la personne de l'Irlandais Sam Bennett qui a empoché la victoire en devançant Arnaud Démare et Matteo Trentin.

Si les routes accidentées empruntées ce vendredi ont 'éliminé' les sprinteurs purs comme Dylan Groenewegen, on était loin de la bagarre à laquelle on pouvait s'attendre pour faire bouger le top 10 du classement général.

"Cette étape était relativement difficile mais le jeu du vent a bloqué un peu la course", estime notre consultant Gérard Bulens. "Les dernières côtes n'étaient pas si difficiles que cela. Presque tous les sprinteurs sont parvenus à suivre."

Il faudra donc attendre les deux dernières étapes de ce week-end pour voir les prétendants à la victoire finale s'expliquer. D'abord samedi avec l'arrivée au sommet du col du Turini (15,3 km à 7,2%) ensuite dimanche avec six ascensions condensées en 111 kilomètres pour arriver à Nice.

"Pas mal d'équipes qui n'ont pas encore gagné et qui sont là avec des grimpeurs voudront tenter leur chance. Il y aura ensuite cette rivalité entre les Sky et les Astana pour la victoire finale. Je pense que cette victoire finale devrait se jouer entre ces deux équipes là."

Le leader du général Michal Kwiatkowski possède en effet une avance de 18 secondes sur son équipier Egan Bernal et 22 sur le leader d'Astana Luis Leon Sanchez. Des coureurs comme Wilco Kelderman, Nairo Quintana et Romain Bardet comptent plus d'une minute de retard et devront faire un numéro pour revenir dans le coup.

Un numéro, c'est ce à quoi s'attend Gérard Bulens de la part de Thomas De Gendt qui semble désormais le dernier espoir de victoire d'étape pour Lotto Soudal. "En voyant l'attitude de Thomas De Gendt qui s'est montré pour aller chercher des points pour le maillot à pois, je me dis qu'il est peut-être capable de gagner une étape. C'est une possibilité avec un attaque qui se déclenche suffisamment tôt. Il s'est laissé décramponner après son effort d'aujourd'hui. Je pense qu'il pensait aux étapes de ce week-end."

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