Bakelants allume l’UCI : "Sous le couvert de l’écologie, l’UCI remplit ses caisses"

La disqualification de Michael Schär lors du Tour des Flandres et les discussions autour du règlement UCI concernant le jet de bidons continuent d’animer l’actualité cycliste. Mercredi soir, sur le plateau d’Extra Time Koers sur Sporza, Jan Bakelants a été invité à commenter les évènements du 'Ronde'.

Comme la grande majorité de ses collègues, le coureur de l’équipe Intermarché Wanty Gobert ne comprend pas cet excès de zèle. "C’est une question de bon sens. Un président qui pense normalement aurait dit 'attendez un instant, ce que nous avons décidé ne va pas'", a-t-il déclaré en pointant du doigt directement le président de l’UCI David Lappartient.

Plutôt qu’une disqualification, Bakelants aurait préféré que des amendes plus sévères soient distribuées aux coureurs (NDLR : le règlement actuel prévoir une amende, retrait de points UCI et disqualification lors des courses d’un jour).

"Sous le couvert de l’écologie, l’UCI remplit ses caisses. Selon moi, il faudrait utiliser cet argent pour le réinvestir dans des projets verts pour replanter des arbres par exemple ou pour des projets à but social. Dans ce cas, je paierais tranquillement les amendes pour jet de bidon… mais pas si c’est pour financer les vols en business class du président Lappartient."

►►► À lire aussi : Les détails du nouveau règlement 

►►► À lire aussi : Jet de bidon non autorisé : Schär réagit après sa disqualification au Tour des Flandres

Trentin dénonce : "L’UCI n’a pas respecté notre accord verbal", les syndicats veulent "rectifier le tir"

Interpellée par de nombreux coureurs dont Michael Schär lui-même, l’UCI a annoncé qu’elle maintiendrait le cap. "Nous croyons fermement que ces mesures, qui requièrent parfois des changements d’attitudes, contribueront à faire du cyclisme le sport du XXIe siècle", écrivait l’Union Cycliste Internationale mardi.

Le président du syndicat des coureurs Gianni Bugno (lui aussi critiqué) espère quant à lui trouver un terrain d’entente avec l’UCI. "Nous allons demander une réunion entre le syndicat, l’UCI, les équipes et les organisateurs pour ajuster un peu le tir. La règle ne sera pas changée. Personnellement, j’appuie cette règle au niveau de la sécurité des coureurs et de celle du public mais notre devoir est aussi celui de prendre en compte l’avis des coureurs et voir si une solution est possible", a déclaré l’ancien Champion du monde dans des propos rapportés par La Gazzetta dello Sport.

Le quotidien italien a également sondé Matteo Trentin, vice-président du syndicat italien et présent lors des discussions initiales. "Quand on avait négocié ces nouvelles règles, on s’était mis d’accord verbalement sur le fait qu’un épisode comme celui qui a impliqué Schär ne serait pas sanctionné ni sanctionnable. Je ne sais pas pourquoi, quand l’UCI a rédigé la règle, cet accord n’a pas été pris en compte. Emmener le cyclisme au 21e siècle ? J’ai plutôt le sentiment qu’on fait un bond en arrière…"

 

 

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK