Avec neuf succès consécutifs, Filippo Ganna est bien le nouveau maestro du chrono

Avec neuf succès consécutifs, Filippo Ganna est bien le maestro du chrono
Avec neuf succès consécutifs, Filippo Ganna est bien le maestro du chrono - © GIUSEPPE CACACE - AFP

En remportant le contre-la-montre de la 2e étape du Tour des Émirats arabes unis (WorldTour) lundi, Filippo Ganna (Ineos Grenadiers) a remporté son neuvième chrono de rang.


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Depuis sa deuxième place début 2020 au Tour de San Juan derrière Remco Evenepoel, Ganna a ensuite remporté le titre de champion d’Italie, un chrono du Tirreno-Adriatico puis les titres de champion d’Europe et du monde. Dans la foulée, l’Italien a remporté les trois chronos du Tour d’Italie. Cette année, il avait également remporté le contre-la-montre de l’Étoile de Bessèges.

"C’est difficile à accomplir car il faut à chaque fois garder la tête haute, rester concentré et avoir de bonnes jambes", a reconnu Ganna après la course. "Heureusement, mon corps était prêt et j’ai pu obtenir un résultat fantastique pour moi et pour l’équipe. C’était un chrono très rapide et c’est un peu étrange de rouler à 55 km/h dans le désert. J’avais Vincenzo Nibali en point de mire et c’était motivant d’avoir un tel champion devant moi. J’espère que je vais garder cette bonne forme jusqu’à Tirreno-Adriatico."

De prodige de la piste à ogre du chrono

Pippo a usé ses premiers boyaux sur les anneaux de bois. Le gamin de Verbania apprend rapidement à gagner. Sur le toit du monde à 19 ans, il ne s’en contente pas.

Depuis qu’il a posé la couronne mondiale sur sa tête en 2016, il règne quasiment sans partage sur la poursuite. Mais son appétit n’est pas rassasié et très vite les vélodromes sont trop étroits pour son ambition dévorante.

Son passé de pistard le prédestine à défier la montre. Ses qualités naturelles, sa puissance, sa cadence de pédalage et son aérodynamisme autant travaillé qu’inné, font de lui une bête à rouler. Le terreau était là, l’éclosion était inéluctable, presque programmée.

Il pose ses roues sur la route dès 2017. 5e au Tour de Californie, 9e des championnats d’Europe, la confirmation de son talent face au chrono ne tarde pas. Dès l’année suivante, les premiers podiums (2e à la Vuelta San Juan et au championnat d’Italie) viennent garnir son palmarès.

La victoire n’est plus très loin. Elle survient dès le mois de février 2019 au Tour de la Provence. Son carnet de route est griffé de 13 succès professionnels, dont 11 frappés du sceau du chrono. Les deux autres ? Deux énormes numéros de soliste au Giro et à l’Etoile de Bessèges, preuve que son registre ne demande qu’à grandir.

Le maestro du chrono n’a pas fini de faire chanter les pédales et danser ses adversaires.
 

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