A quoi ressemblera le peloton en 2020 ? Tour d'horizon des principaux transferts

A quoi ressemblera le peloton en 2020 ? Tour d’horizon des principaux transferts
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A quoi ressemblera le peloton en 2020 ? Tour d’horizon des principaux transferts - © RTBF - Belga Images

La saison cycliste 2019 nous aura régalés avec son lot de surprises et de révélations. Côté Belge, on s’en souviendra particulièrement de la victoire de Philippe Gilbert à Paris-Roubaix et pour l’éclosion du talent Remco Evenepoel. Mais alors que les dernières heures de l’année approchent, les cyclistes du WorldTour sont déjà focalisés sur la saison 2020 qui débutera dès le 21 janvier avec le Tour Down Under.

Une première épreuve WorldTour qui permettra aux amateurs de la petite reine de découvrir les nouvelles équipes du World Tour. Cofidis et Israêl Start-Up Nation sont en effet venues grossir les rangs de la première division du cyclisme mondial tandis que l’équipe Katusha a disparu de la circulation. On notera également le changement de nom de l’équipe Dimension Data, devenue NTT Pro Cycling, et de Bahrain-Merida, devenue Bahrain-McLaren.

Les autres nouveautés, ce sont les changements d’écurie de plusieurs coureurs du top de la discipline. RTBF. be/sport vous propose un rapide tour d’horizon des principaux transferts de l’hiver.

Ineos et Jumbo-Visma encore plus ambitieux sur les Grands Tours, Movistar déforcé, Nibali chez Trek

Movistar, Ineos et Jumbo-Visma se sont partagé les trois Grands Tours la saison dernière avec les victoires de Richard Carapaz, Egan Bernal et Primoz Roglic. Ces trois équipes espèrent rééditer ces exploits en 2020. Ineos et Jumbo-Visma s’en sont notamment donné les moyens. L’équipe Britannique a chipé Richard Carapaz à Movistar et complète son équipe de leaders déjà composée du trio Froome-Thomas-Bernal. Sans compter que l’ex-Team Sky a attiré le champion du monde contre-la-montre Rohan Dennis, solide en montagne quand cela s’avère nécessaire (2e du Tour de Suisse 2019).

Pour répondre à Ineos, Jumbo-Visma a attiré Tom Dumoulin. Le Néerlandais a connu une année noire en 2019 suite à une blessure au genou au Giro qui a compromis le reste de sa saison. Avec Primoz Roglic et Steven Kruijswijk, l’équipe néerlandaise peut compter sur un trio redoutable auquel on peut également ajouter le vainqueur du Tour de l’Avenir 2019, le Norvégien Tobias Foss.

A contrario, Movistar semble s’être déforcé cet hiver. Avec les départs de Carapaz chez Ineos, de Nairo Quintana pour Arkea-Samsic et de Mikel Landa pour Bahrain- McLaren, il ne reste plus que l’inusable Alejandro Valverde sous les ordres d’Eusebio Unzuè. La campagne de recrutement pour les remplacer a été assez maigre avec les arrivées d’Enric Mas et du jeune et prometteur grimpeur colombien Einar Augusto Rubio.

L’autre as des Grands Tours à changer de vareuse s’appelle Vincenzo Nibali. Le Sicilien a quitté Bahrain Merida pour rejoindre Trek – Segafredo et visera une troisième victoire sur les routes du Giro avant ses deux objectifs principaux : les Jeux Olympiques et les Championnats du monde. Le Requin de Messine, arrivé en compagnie de son frère, intègre donc une équipe déjà très solide en montagne avec Bauke Mollema, Richie Porte et Giulio Ciccone.

Chez les grimpeurs, on notera également les départs d’Ilnur Zakarin chez CCC, de Wout Poels et Pello Bilbao chez Bahrain, de Davide Formolo chez UAE, de Dan Martin chez Israël Start-Up Nation et de Guillaume Martin chez Cofidis.

Viviani file chez Cofidis, Bennett le remplace chez Deceuninck, Cavendish quitte Dimension Data

Avec ses 29 victoires chez Deceuninck Quick-Step, Elia Viviani est le coureur qui a gagné le plus lors des deux dernières saisons (à égalité avec Groenewegen). Patrick Lefevere a pourtant décidé de se séparer du sprinteur italien parti chez Cofidis avec son fidèle poisson-pilote Fabio Sabatini. L’équipe Belge a préféré miser sur ses jeunes talents Fabio Jakobsen et Alvaro Hodeg mais a surtout réussi à signer l’Irlandais Sam Bennett (13 victoires l’an dernier), mécontent de l’espace que lui avait accordé Bora-Hansgrohe la saison dernière. L’Argentin Maximiliano Richeze ne sera pas là pour l’assister puisqu’il est parti chez UAE pour lancer les sprints de Fernando Gaviria.

Les deux sprinteurs les plus victorieux de la décennie ont eux aussi changé de crémerie. Après quatre saisons plutôt malheureuses chez Dimension Data, Mark Cavendish espère se relancer sous les couleurs de Bahrain-McLaren. André Greipel s’est quant à lui séparé de commun accord avec Arkea-Samsic pour rejoindre une équipe Israël Start-Up Nation qui accueille également deux autres sprinteurs : Rick Zabel et Hugo Hofstetter.

L’autre gros coup du mercato sprinteurs a été réalisé par Arkea-Samsic. Déchaînée, l’équipe Pro Continentale bretonne ne s’est pas limitée à engager Quintana et ses compères grimpeurs Diego Rosa et Winner Anacona. Elle a aussi parié sur un retour au plus haut niveau de Nacer Bouhanni. Le Français de 29 ans sera en concurrence avec deux autres sprinteurs à peine arrivés : Thomas Boudat et Daniel McLay.

Enfin, on remarquera que Sacha Modolo va poursuivre sa carrière chez Alpecin Felix (ex-Corendon Circus) aux côtés de Mathieu van der Poel et du nouveau venu Peter Vakoc.

Ça bouge aussi chez les chasseurs de Classiques

On enregistre aussi pas mal de transferts chez les chasseurs de Classiques. Le plus significatif d’entre eux est certainement celui du vice-champion du monde Matteo Trentin qui a quitté Mitchelton-Scott pour CCC afin de prêter main-forte à Greg Van Avermaet sur les classiques flandriennes. L’équipe polonaise pourra aussi compter sur un attaquant né comme Fausto Masnada (ex-Androni).

Deceuninck-Quick Step a elle aussi ajouté un élément à son large panel de spécialistes des classiques printanières avec l’arrivée de Davide Ballerini en provenance d’Astana. L’équipe Kazakhe a également laissé filer Magnus Cort Nielsen, parti chez Education First. Nils Politt, deuxième du dernier Paris-Roubaix s’est lui engagé chez Israël Start-Up Nation après la disparition de Katusha. Trek-Segafredo a pour sa part perdu John Degenkolb et Fabio Felline, partis respectivement chez Lotto Soudal et Astana.

Circus – Wanty Gobert a elle aussi bien bougé sur le marché des transferts. Si elle a perdu Guillaume Martin, la formation wallonne est parvenue à réunir les frères Danny et Boy van Poppel et à signer le Néerlandais Maurits Lammertink ainsi que les cyclocrossmen Quinten Hermans et Corné van Kessel.

Le puncheur Tom-Jelte Slagter a quant à lui rejoint Vital Concept.

Gilbert en mission chez Lotto Soudal, Benoot et Keukeleire quittent Lotto

Nous voici au paragraphe consacré aux coureurs belges ! Ces derniers ont beaucoup bougé cet hiver et animé le mercato cycliste. Cela ne vous aura certainement pas échappé, Philippe Gilbert effectue son retour chez Lotto Soudal. Après trois saisons chez Deuceninck Quick-Step, le Remoucastrien est revenu dans l’équipe où il a obtenu ses plus beaux succès. A 37 ans, Gilbert s’est lancé dans une aventure de trois saisons avec une mission historique : remporter Milan – Sanremo, seule Monument qui manque à son palmarès.

Malgré l’arrivée de Gilbert et de Steff Cras, Lotto Soudal a vu son contingent belge s’amincir. Maxime Monfort a tiré sa révérence, Jens Keukeleire a rejoint Education First, Jelle Vanendert s’est engagé avec Wallonie-Bruxelles, Victor Campenaerts a quitté le navire pour NTT Pro Cycling et Lawrence Naesen a retrouvé son frère Oliver chez AG2R. Bref, beaucoup de mouvement pour une équipe qui s’est séparée d’un de ses coureurs phare : Tiesj Benoot, parti chez Sunweb.

A 25 ans, le vainqueur des Strade Bianche 2018 veut prendre son envol en débarquant dans un environnement nouveau après six saisons chez Lotto. Benoot ne sera d’ailleurs pas le seul Belge chez Sunweb puisque le néo-pro Ilan van Wilder tentera de faire fructifier ses qualités de grimpeurs (3e du Tour de l’Avenir) dès sa première saison.

Parmi les nombreuses arrivées chez Cofidis, il y a évidemment du Belge avec Julien Vermote et Piet Allegaert. Zico Waytens (retraite) et Bert Van Lerberghe saluent en revanche la formation française. Le rouleur-sprinteur viendra grossir les rangs de Deceuncink Quick-Step au même titre que Stijn Steels, arrivé de Chez Roompot.

Pour être complets, on évoquera aussi les départs de Jens Debusschere et Frederik Backaert chez Vital Concept, de Jenthe Biermans chez Israël Start-Up Nation, de Floris De Tier, Louis Vervaeke et Senne Leysen chez Alpecin Felix, de Sean De Bie et Boris Vallée chez Wallonie-Bruxelles ainsi que de Benjamin Declerq et Christophe Noppe chez Arkea – Samsic.

 

Ils restent sur le carreau

D’autres coureurs auraient bien voulu figurer dans les paragraphes précédents mais ne sont pas (encore) parvenus à trouver une équipe pour 2020. C’est notamment le cas de Jan Bakelants, 33 ans et deux saisons noires derrière lui après sa chute au Tour de Lombardie 2017.

L’autre malheureux du peloton se nomme Domenico Pozzovivo. En fin de contrat avec Bahrain-Merida, le grimpeur de 37 ans a des difficultés à trouver un employeur après avoir été renversé par une voiture à l’entraînement. Ses compatriotes Enrico Battaglin et Valerio Agnoli sont eux aussi sans contrat tout comme Leopold König, Bernhard Eisel et Ian Boswel.

Andrey Amador ne sait quant à lui pas de quoi sera fait son futur. Le Costaricien est en litige avec l’équipe Movistar qui aimerait le conserver. De son côté, Amador désire rejoindre Ineos.

 

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