1969 année héro...(t)ique: Merckx pris en tenaille et 2ème derrière Godefroot à Paris-Roubaix

La préparation d’Eddy Merckx est perturbée par des troubles intestinaux depuis le Tour de Majorque où le champion belge a remporté une étape avant d’abandonner.

Ce 13 avril 1969, Merckx porte le dossard numéro 1, souvenir de sa victoire l’année précédente. Alors vêtu du maillot de champion du monde, il avait devancé Herman Vanspringel, son seul compagnon d’échappée, sur le vélodrome de Roubaix.

154 coureurs prennent le départ à Chantilly. Au programme de la journée : 53,8 kilomètres de pavés, répartis en 31 secteurs et une drôle de météo avec un vent latéral, de la pluie et même de la neige à l’entrée de l’Enfer du Nord et du soleil sur la fin.

L’allure est rapide. À la sortie de Noyons, après 64 kilomètres, le peloton a déjà éclaté en sept éventails. Les abandons se succèdent. Il n’y aura que 37 coureurs à l’arrivée... dont deux seront mis hors course.

À la sortie de Wallers-Arenberg, Walter Godefroot, Roger De Vlaeminck, Josef Schoeters, Josef Huysmans et Eddy Merckx se retrouvent en tête. Peu après, le peloton se reforme et Godefroot attaque à Warlaing et encore à Templeuve. Merckx est pris en tenaille par l’équipe Flandria. Leman et les frères De Vlaeminck, qui font partie de la même formation que Godefroot, verrouillent. Sur la piste du vélodrome de Roubaix, Eddy devance Vermant, Gimondi et Roger De Vlaeminck...2’39” après le triomphe d’un Godefroot qui a toujours été confiant : “Même si j’avais été rejoint, j’étais certain de gagner au sprint.

Eddy Merckx, pour sa part, regrettait que la malchance se soit acharnée sur Sercu : “J’aurais volontiers offert la victoire à mon ami Patrick Sercu. Il m’a tellement aidé et cela aurait été une excellente publicité pour notre équipe. Si Sercu n’avait pas eu d’ennuis, il aurait sûrement fini avec nous. Nous aurions eu un homme de plus pour rattraper Godefroot. C’est grâce à lui que j’ai trouvé la force de me surpasser, malgré ma condition précaire.

Déjà vainqueur de Milan-Sanremo et du Tour des Flandres (et bientôt de Liège-Bastogne-Liège!), Merckx enregistre donc à Roubaix son plus mauvais résultats du printemps 1969 dans un monument cycliste: deuxième!

Il prendra une éclatante revanche douze mois plus tard en triomphant en solitaire sous le déluge avec... cinq minutes et vingt-et-une seconde d’avance sur Roger De Vlaeminck, deuxième.

Bilan de Merckx dans l’Enfer du Nord :

12 participations

3 victoires : 1968, 1970 et 1973
2e en 1969 et 1975
4e en 1974
5e en 1971
7e en 1972
8e en 1967
11e en 1977
16e en 1976
15e lors de sa première participation en 1966. Eddy n’avait pas encore 21 ans et s’alignait dans l’équipe Peugeot aux côtés de Ferdinand Bracke et Roger Pingeon.

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