Manu Lecomte: "Je rêve toujours de NBA"

Alors que la Belgique entame un parcours du combattant avec les pré-qualifications pour l'Euro 2021, Dario Gjergja, le nouveau coach des Belgian Lions, se réjouit de pouvoir compter sur un distributeur de la trempe de Manu Lecomte.

Cela fait cinq ans déjà que le Bruxellois, 23 ans, a rejoint les Etats-Unis avec un objectif bien précis : évoluer un jour en NBA. Un rêve d'enfant auquel il n'a toujours pas renoncé. Durant cette période, le talentueux meneur a connu des hauts mais aussi des bas et cela malgré un talent indéniable. Après avoir joué à Miami et à Baylor, en NCAA, il a enchaîné cet été avec les camps de la Summer League tout en passant des tests à Dallas et aux Lakers.  Manu Lecomte aurait pu rentrer en Europe et disputer l'Euroleague avec notamment un club espagnol mais il a préféré rester aux States et opter pour la G-League (la ligue de développement américaine) afin de se rapprocher un peu plus de son rêve ultime qui reste la NBA. Pierre Capart l'a rencontré.

- Manu, alors que votre avenir est toujours incertain, pourquoi avez-vous tenu à être présent avec les Belgian Lions qui entament une nouvelle campagne (de pré-qualifications) européenne ? 

Manu Lecomte : "Depuis que j'ai 16 ans, j'ai toujours apprécié de porter le maillot de l'équipe nationale. C'est vraiment une fierté pour moi. Même si je vis aux Etats-Unis, la Belgique reste mon pays et je reviens jouer avec les Lions quand j'en ai la possibilité. Cela dit, ce n'est pas toujours facile. Lors des matches contre la Russie et la Bosnie au début de l'été (qualificatifs pour la Coupe du Monde 2019), j'étais en Summer League avec Dallas et nous avions des rencontres programmées durant la même période. J'ai donc dû renoncer à jouer avec la Belgique. Ici, le contexte est différent et comme j'étais libre, je n'ai pas hésité à rejoindre les Lions".

- En parlant des Etats-Unis, cela fait plusieurs saisons que vous avez traversé l'Atlantique. Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

Manu Lecomte : "Je peux dire que ça s'est très bien passé avec Baylor, mon équipe de Collège en NCAA. C'était ma dernière saison et donc maintenant j'essaie d'intégrer la NBA. Cette saison, je compte bien jouer en G-League (la Ligue de Développement américaine). Je peux dire que j'ai bien progressé, durant toutes ces années, en tant que joueur. Je suis assez satisfait de ma progression même si je ne suis pas encore en NBA. C'est un peu le parcours du combattant pour y arriver mais il ne faut pas oublier que c'est la meilleur ligue du monde".

- L'été vous n'avez quasiment pas pris de vacances. Vous avez participé à la Summer League. Cette expérience a été profitable ?

Manu Lecomte : "C'était très enrichissant pour moi. Le niveau était très relevé et j'ai eu la chance de côtoyer pas mal de très bons joueurs. Des joueurs de Collèges des joueurs venus d'Europe mais aussi des joueurs de NBA. L'ambiance était top avec d'excellent coaches. J'ai appris  énormément  durant ces trois semaines".

- Vous en avez aussi profité pour passer des tests (work out) à Dallas mais aux Lakers ? 

Manu Lecomte : "Oui, c'était assez impressionnant. Il y a avait de véritables stars comme Luke Walton, le coach des Lakers, ou encore Magic Johnson qui étaient présents. Et puis, il y avait aussi quelques joueurs actuels de NBA qui regardaient le work out. C'était une super expérience".

- Malgré cela, vous n'avez toujours pas été drafté mais vous espérez toujours atteindre la NBA ?

Manu Lecomte : "Bien sûr. Il faut y croire mais il faut aussi beaucoup travailler. Comme je l'ai dit, c'est un parcours du combattant. J'essaie de me donner les meilleures chances pour pouvoir y arriver un jour. Je pense même que le fait de jouer avec l'équipe nationale peut me faire progresser. C'est en tout cas une expérience supplémentaire". 

- Vous vivez aux Etats-Unis depuis cinq ans, vous êtes donc devenus par la force des choses un peu Américain même si vous restez très attaché à la Belgique ? 

Manu Lecomte : "Je suis Belge et je resterai toujours Belge quoi qu'il arrive. Maintenant, c'est vrai que j'avais 18 ans quand je suis arrivé aux Etats-Unis. Cela fait donc déjà cinq ans que j'ai quitté la Belgique. Ma famille et mes amis me manquent toujours autant mais je pense que j'ai acquis une autre expérience. C'est une belle école de vie. J'ai appris énormément de choses en quelques années. Cela m'a certainement rendu meilleur et plus mûr".

- C'est maintenant l'heure des choix. Vous avez donc décidé donc rester aux States alors que vous auriez pu rentrer en Europe ?

Manu Lecomte : "C'est vrai. J'ai reçu plusieurs propositions venant d'Europe. Je pouvais rejoindre une équipe d'Euroleague notamment. Des clubs espagnols et italiens étaient également intéressés mais j'ai préféré continuer l'aventure aux Etats-Unis. Mon but, je le répète c'est de jouer en NBA et je me donne encore un ou deux ans pour y arriver".

- Et la G-League, la ligue de développement américaine, pourrait vous aider à y arriver. Cela pourrait vous servir de tremplin ? 

Manu Lecomte : "Exactement même si jouer en l'Euroleague avec un grand club européen pourrait aussi être un bon tremplin. C'est une question de personnalité. Chaque joueur est différent. En ce qui me concerne, je me sens mieux aux Etats-Unis. C'est ici que je veux percer et j'ai donc pris la décision de rester en G-League".

- La NBA Manu, c'est donc un rêve d'enfant qui pourrait un jour se réaliser ?

Manu Lecomte : "Oui, c'est un rêve que j'ai depuis toujours et j'espère bien le concrétiser un jour".

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