Les Belgian Cats soulagées de ne plus porter le poids d'un statut de favori

Les Belgian Cats soulagées de ne plus porter le poids d'un statut de favori
Les Belgian Cats soulagées de ne plus porter le poids d'un statut de favori - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

C'était clairement le soulagement mercredi chez les Belgian Cats après la qualification de la Belgique pour les quarts de finale de l'Euro de basket féminin. Comme si le poids du statut de favori était un trop lourd fardeau à porter pour la majorité du clan belge. Reste que l'objectif du top 6 n'est pas encore atteint.

"Le rôle d'outsider va mieux nous convenir et je suis convaincu que cela va nous libérer", a répété Philip Mestdagh lors d'un point presse mercredi matin au lendemain d'un barrage remporté dans le stress face à la Slovénie (72-67).

"Nous sommes vraiment très heureuses d'être là après un match compliqué", confirmait Ann Wauters à la veille d'un duel face aux Françaises jeudi (18h00) à Belgrade. "C'est bon pour la confiance et cela nous soulage d'atteindre un premier objectif, celui d'aller en quarts de finale. Ce n'était peut-être pas un bon match, mais nous sommes toujours dans le tournoi et seule la victoire compte. Cela nous ouvre aussi l'espoir que le meilleur est devant nous".

Le réel objectif pour la Belgique reste un top 6 pour avoir le droit de continuer à rêver des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 via un tournoi pré-olympique en février prochain. Il faudra pour cela gagner un match sur les deux qui restent. Soit contre la France et filer en demi-finales, soit en barrage contre la Hongrie ou la Grande-Bretagne.

Sans surprise les deux pays se renvoient la balle au jeu du "favori".

Les Belges veulent en effet laisser ce rôle à la France, même si les Belgian Cats avaient atomisé, à la surprise générale, les Françaises, 86-65, l'an dernier à Tenerife en quarts de finale de la Coupe du monde.

"Nous avons peut-être un moins grand nombre de joueuses qui évoluent au plus haut niveau. Nos cadres sont parties du championnat belge pour se frotter au plus haut niveau, mais elles ne sont pas aussi nombreuses que les Françaises. Individuellement, elles sont plus fortes, cela dit en équipe, on peut faire quelque chose", estime encore Philip Mestdagh.

Etre réaliste n'empêche pas d'être ambitieux, mais au vu des forces en présence, surtout en nombre dans les effectifs, la médaille de bronze à l'Euro 2017 et la quatrième place à la Coupe du monde 2018 relèvent de l'exploit il ne faut pas l'oublier.

"Il faut souligner en effet déjà que nous venons d'aligner trois fois un quart de finale lors de trois gros événements consécutifs", a ajouté Philip Mestdagh. "Pour le grand public, cela paraît peut-être normal, mais les attentes placées en nous sont énormes. Ce qui a paralysé l'équipe mardi contre la Slovénie, parce que c'était un match couperet qui pouvait nous renvoyer à la maison bredouilles. Aborder un quart de finale, ce n'est pas la même chose, la pression n'est pas la même".

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