Les Belgian Cats pensent à la suite : "On a presque déjà grillé notre joker"

La Belgique s'est inclinée face au Canada (61-56) au terme d'une vaine course poursuite pour tenter de résorber une entame de match compliquée et 16 points de retard concédés assez vite face à des Canadiennes d'un très haut niveau. Les Belges étaient déçues d'avoir manqué une première occasion de se rapprocher des JO de Tokyo.

"Défensivement, nous étions bien, mais offensivement cela a été plus difficile aujourd'hui", a concédé Emma Meesseman tenue de près par des Canadiennes habituées aussi à la WNBA. "Les Canadiennes n'ont pourtant pas sorti un très grand match non plus, mais elles repartent avec la victoire", regrettait Julie Allemand. "Cela s'est joué sur des détails et à ce niveau, chaque erreur se paie cash. On ne va pas nous offrir ce ticket olympique comme cadeau, il faudra aller le chercher et les Canadiennes se sont plus arrachées que nous aujourd'hui'hui."

Le Versluys Dôme d'Ostende était presque comble, mais il n'aura pas suffi pour aider la Belgique a renverser le Canada. L'enjeu a pesé lourd sur les épaules des Belgian Cats. "Nous ne sommes pas habituées à jouer dans ce contexte, à domicile avec ce genre d'enjeu, parce que c'est une sorte de pression que l'on n'a pas encore connue auparavant. J'espère à présent que nous nous sommes habituées et que l'on va s'adapter pour ce week-end", a ajouté Kim Mestdagh.

Ann Wauters tout aussi était déçue la tournure des évènements. "On a presque déjà grillé notre joker, si l'on avait pu sortir cette victoire, cela aurait été différent. Il faut regarder le Japon en espérant, là, pouvoir développer notre jeu."

Le Japon est champion d'Asie et a dominé la Suède 75 à 54 dans le premier match de la soirée jeudi. Vives et adpetes du shoot à trois points, les Japonaises sont bien rentrées dans le tournoi. "Le Japon c'est presque l'inverse que le Canada parce que cela joue vite", commente encore Kim Mestdagh. "C'est plus petit que le Canada, mais plus rapide. On a l'avantage d'avoir déjà joué contre elles (à la Coupe du monde 2018 à Tenerife avec une défaite en prolongation, ndlr), donc on sait comment elles évoluent. En espérant que cela va passer cette fois".

"Si on arrive à contrôler leurs trois points et leur jeu rapide, on peut battre le Japon", a renchéri Julie Allemand. "A nous de nous relever pour essayer de gagner nos deux prochains matches et peut-être que, qui sait, en gagner un sera suffisant. Il faut rester positive et ne certainement pas baisser les bras."

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