Les Belgian Cats impatientes de démarrer l’Euro

Alors que l’Euro de football bat son plein, un autre championnat d’Europe, celui de basket féminin démarre ce jeudi en France (à Strasbourg) et en Espagne (à Valence). Un Euro auquel participent les Belgian Cats pour la troisième fois consécutive. La délégation belge s’est installée dans le quartier… européen de Strasbourg, à quelques kilomètres à peine de la Rhénus Arena. Des Cats qui ont hâte de démarrer enfin cet Euro.

Une médaille, voire plus si affinités

Après avoir décroché la médaille de bronze à Prague en 2017 et un Top 5 à Belgrade il y deux ans, notre équipe nationale, désormais 3ème meilleure nation européenne, qui avait entretemps terminé quatrième de la Coupe du Monde à Ténérife, ne cache pas ses ambitions avant d’entamer cette compétition…. "Il ne faut pas se cacher, la Belgique fait désormais partie des grandes nations du basket européen. Nous abordons donc cet Euro avec des ambitions claires" annonce d’emblée Julie Allemand. "Il y a pas mal d’enjeux dans cet Euro. Il faudra d’abord essayer de terminer à la première place de notre poule afin de nous qualifier directement pour les quarts de finale, sans devoir passer par les barrages. Il faudra ensuite finir absolument dans le Top 6 pour valider notre ticket pour le tournoi qualificatif pour les championnats du monde qui se dérouleront l’an prochain en Australie. Cela dit, je serais très déçue si nous ne décrochons pas une médaille. Et puis, qui sait, même si l’Espagne et la France sont supérieures, on les a quand même déjà battues par le passé. Enfin, si nous réussissons cet Euro, je suis sûre que nous ferons de bons Jeux Olympiques."

L’été sera chaud

Notre équipe nationale de basket féminin s’apprête en effet à vivre un été intense avec l’Euro, suivi quelques semaines plus tard des Jeux Olympiques à Tokyo. Une première pour notre basket féminin. Mais pas question pour Philippe Mestdagh de songer aux JO pour le moment. Le coach des Belgian Cats est focus, comme on dit, sur un seul objectif : l’Euro de Basket. " C’est ma priorité. Je ne veux d’ailleurs pas entendre parler des Jeux Olympiques pour l’instant même si cela pourrait être une apothéose et que ces JO constituent aussi un objectif. Je ne veux pas que les joueuses en parlent. C’est interdit (rires…). C’est vrai que c’est un crazy summer qui nous attend mais c’est très excitant pour nous et pour le basket belge en général. Je pense que c’est le bon timing. Notre équipe n’a cessé de progresser ces quatre dernières années et sans nous mettre de pression, c’est maintenant qu’il faut décrocher des prix et qui sait gagner des trophées mais pour cela nous devrons toujours respecter nos propres valeurs".

Cohésion et esprit d’équipe

Des valeurs qui, jusqu’à présent, ont fait leurs preuves : la solidarité, l’esprit de groupe, le respect des consignes et l’abnégation. Même si les Belgian Cats sont tributaires des trois joueuses majeures que sont Emma Meesseman, Julie Allemand et Kim Mestdagh, c’est avant tout la réussite d’un groupe comme le rappelle Pierre Cornia, l’assistant-coach : " Il faut savoir que l’ossature de l’équipe n’a pratiquement pas changé depuis quatre ans. C’est pratiquement le même roster que celui qui a permis à la Belgique de décrocher le bronze à Prague et la 4ème place à la dernière Coupe du monde en 2018. Il y a seulement 2 ou 3 joueuses qui n’étaient pas là à l’époque. Donc, la cohésion, la confiance, l’ambiance dans l’équipe et les victoires sont là. Tous les ingrédients sont réunis pour accomplir de belles choses durant cet Euro et pourquoi pas, plus tard aux JO ".

Ann Wauters, une icône privée d’Euro

Si l’équipe des Belgian Cats n’a quasiment pas changé depuis 2017, l’icône Ann Wauters n’a toutefois pas été reprise dans la sélection pour cet Euro. A 40 ans et sans club depuis plus d’un an, la Gantoise, qui a grandement contribué à la progression de l’équipe belge, est privée de compétition. Une décision qui a été délicate à prendre pour Philippe Mestdagh : " C’est certain. Je n’ai pas pris cette décision de gaieté de cœur, croyez-moi. Ann Wauters est une véritable légende du basket belge et en plus, j’ai une relation très forte avec elle. C’est quelqu’un que je respecte énormément et qui a beaucoup apporté au basket féminin. Seulement j’ai pris cette décision pour la protéger. Vu ses problèmes aux genoux, je ne voulais pas qu’elle se blesse dans cette Euro et compromettre ainsi sa participation aux Jeux. Participer aux JO, c’est le rêve d’Ann et elle le mérite quand on voit tout ce qu’elle nous a apporté. Je pense qu’elle pourra d’ailleurs encore nous aider aux jeux olympiques. D’ici là, elle va peaufiner sa préparation en se reposant et en s’entraînant de son côté. Je suis certain qu’elle sera prête pour Tokyo où elle refermera en beauté sa magnifique carrière."

Jana Raman out, Becky Massey in

Ann Wauters ne sera toutefois pas la seule joueuse belge absente de cet Euro puisque l’autre Gantoise, Jana Raman, qui compte 131 sélections avec les Cats, a déjà rejoint la Belgique après s’être fracturée un os du poignet en… rangeant sa valise dans le TGV. Une blessure occasionnée lors du voyage en train qui a amené l’équipe belge à Strasbourg en ce début de semaine. Un contretemps dont se serait bien passé Philippe Mestdagh, privé ainsi de son joker de luxe : " C’est une grosse perte, c’est sûr. Jana est une joueuse importante pour nous, sur et en dehors du terrain. Elle est là depuis longtemps et son expérience acquise en Espagne fait du bien aux Cats. C'est un peu notre facteur X ". La joueuse de l’Estudiantes Madrid a donc déclaré forfait pour l’Euro. La compagne de Sam Van Rossom a déjà subi une opération en Belgique et entamé sa revalidation pour espérer être prête pour pouvoir participer aux JO.

Pour la remplacer, le coach des Belgian Cats a fait appel à Becky Massey qui a donc rejoint sa sœur jumelle, Billie. L’ailière de 20 ans va devoir compenser l’absence de Jana Raman. Ce qui ne semble pas trop perturber le staff. " Je connais bien Billie et je suis sûr qu’elle va nous apporter de belles satisfactions tant sur le plan défensif qu’offensif. Il lui manque juste de l’expérience mais je n’ai aucun doute concernant ses qualités".

L’importance du premier match

A part ce dernier contretemps, les voyants restent au vert pour les Belgian Cats. Tous les derniers tests covid se sont révélés négatifs. Un soulagement après les deux tests " faux positifs " de vendredi dernier avec pour conséquence l’annulation du dernier match amical prévu samedi face à la Grèce. En dépit de ce match annulé, les Cats ont malgré tout signé quelques prestations encourageantes durant leur campagne de préparation en signant 5 victoires en 6 matches (face à la Serbie Puerto-Rico, le Nigéria à deux reprises et la Grèce). L’Espagne, championne d’Europe en titre, est la seule équipe à avoir battu (61-58) la Belgique, qui était privée de Julie Allemand. Reste à confirmer durant cet Euro, à commencer ce jeudi après-midi face à la Bosnie-Herzégovine, 34ème nation au ranking européen. Une équipe qui n'a plus participé à cette compétition depuis plus de vingt ans. Une victoire constituerait une rampe de lancement idéal pour la Belgique dans cet Euro. Les Cats qui enchaîneront ensuite leur deuxième match, vendredi, contre la Slovénie (classée 30ème) avant d’affronter la Turquie (7ème) ce dimanche.

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