Le secret des Anvers Giants ? Les... donuts !

Le secret des Anvers Giants ? Les... donuts !
Le secret des Anvers Giants ? Les... donuts ! - © DAVID PINTENS - BELGA

Du chaudron de la Lotto Arena à l’intimité de la salle d’entraînement de Merksem, une nuit a passé depuis l’exploit du mercredi... mais vendredi déjà, il y a match de championnat. Décrassage au programme donc ce jeudi à Anvers, quelques heures après la qualification acquise face aux Russes de Novgorod.

"La grande force de cette équipe, c’est qu’ils n’ont peur de rien" explique le coach Roel Moors. "Mais ils ont aussi le talent et la tête pour le faire, sans quoi on n’arrive à rien. Nous voici maintenant dans le dernier carré de cette Champions League : on est capable de tout, même de gagner à la fin, mais on n’a aucune obligation. On a fait suffisamment d’exploits jusqu’à présent pour voir venir..."

Issu au départ des qualifications de cette Champions League, la 3e Coupe d’Europe en importance, et arrivés sans ambition particulière, les Antwerp Giants se sont surpris en effet eux-mêmes. Avec 23 ans de moyenne d’âge, l’équipe métropolitaine est la plus jeune des 32 participants.

"Les jeunes joueurs ne sont pas toujours très faciles à gérer en matches. Mais je vois cette jeunesse comme un facteur positif : ils redoublent d’énergie, ils ont une faim énorme. Et surtout c’est une équipe très soudée : on a quelques joueurs qui sortent du lot, mais le lien est tellement fort qu’à chaque match c’est un autre joueur qui joue le match de sa vie."

Anvers est le club qui monte : invaincu en Belgique depuis janvier, les Giants ont aussi gagné le Coupe en battant Ostende, septuple champion dont Anvers conteste à présent l’hégémonie.

"On a une volonté de grandir et de se stabiliser" confirme Christophe Beghin, assistant-coach des Giants pour la 3e saison et qui a tout connu comme joueur. "Mais le basket belge traverse une passe difficile : les salles se vident, le sponsoring est réduit. Il faut dire aussi que la formule de championnat est compliquée : on a déjà joué 6 fois contre le Brussels, et avec les 5 matches de play-offs, ça pourrait faire 11 duels. Je comprends que le public s’y perde. Mais si on peut contribuer à la relance, on le fera."

Le club s’est doté d’une salle d’entraînement flambant neuve et est financé par le géant Telenet. Au perchoir de la Métropole, Bart De Wever joue aussi la carte du sport : l’Antwerp joue les play-offs 1 en football, la Ville va accueillir l’Euro de hockey, voici que le basket retrouve sa splendeur.

"Le basket anversois a une riche histoire, mais les succès commencent à dater" confirme Roel Moors, lui-même Anversois. "Le but n’est pas spécialement de détrôner Ostende, qui est un mythe du basket belge, mais de confirmer. Car chaque année il faut reconstruire, et c’est partout pareil : quand on brille en Europe, les clubs mieux nantis viennent vous prendre vos joueurs et il faut rebâtir de zéro. Mais ce n’est pas plus mal : c’est aussi une satisfaction de voir des joueurs révélés ici s’envoler ailleurs, on se dit qu’on a participé à leur développement."

Anvers est candidat pour accueillir ce Final Four de la Champions League, programmé début mai : la décision tombera ce week-end. Et pour bien le négocier, les Giants ont un petit secret... "Les joueurs font des paris entre eux" raconte Beghin : "Selon qu’ils les gagnent ou qu’ils les perdent, ils doivent payer... des donuts au reste de l’équipe. C’est ce qui fait notre force collective : les joueurs partagent tout, ils se voient aussi en dehors. Et comme on joue tous les deux jours, ils n’ont pas de problème pour éliminer les suppléments de sucre..."

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