Le Brussels, dans les coulisses d'un nouveau statut

Le Brussels, dans les coulisses d’un nouveau statut
Le Brussels, dans les coulisses d’un nouveau statut - © RTBF.be

L’ambiance est familiale dans le complexe sportif de Neder-Over-Hembeek. Le Basic Fit Brussels, arrivé depuis 2013 en National 1, n’est plus à considérer comme un petit poucet du basket belge. Les Bruxellois ne cachent plus leurs ambitions, l’objectif de devenir une référence de la balle orange est presque réussi, seul un titre manque à l’effectif pour confirmer leur état de forme.

Dans un petit bureau au fond du couloir, Serge Crèvecoeur, le coach, travaille en compagnie de son assistant et de ses stagiaires. Le travail en dehors des vestiaires est tout aussi important pour l’entraineur, qui veut s’entourer au mieux pour remplir sa mission. Dans le staff, on retrouve aussi énormément de bénévoles, comme Ives Deryk, indispensables au bon fonctionnement du club : "C’est énormément de travail ! La salle n’est pas adaptée pour les matchs de D1. Chaque semaine, on doit recouvrir les lignes du parquet, vu que le complexe omnisport n’est pas uniquement dédié à la pratique du basketball. Mais on doit aussi s’occuper des appartements des joueurs étrangers, de leur voiture, etc. C’est vraiment du boulot, mais c’est très plaisant".

Travailler avec des nouvelles recrues est devenue une obligation pour le club Bruxellois, qui veut soigner son image, notamment à travers les réseaux sociaux. Youssouf Keita est l’une des figures de ce nouveau souffle. L’assistant de l’entraineur Serge Crèvecoeur finit, dans le même temps, ses études à l’ICHEC (institut catholique des hautes études commerciales) : "J’aime travailler ici, ça m’a permis de voyager et d’apprendre beaucoup. Le club essaye de lancer des jeunes dans la construction du club. On essaye d’être très présent sur les réseaux sociaux, c’est aussi ça qui nous permet d’avoir un public fidèle, et on partage cette passion avec eux."

Une structure qui se professionnalise autour de cette même passion, où personne n’est plus important qu’un autre. Le club tente de rassembler tout le monde autour du même objectif : Pratiquer du beau basket. Un jeu mieux construit et surtout plus constant, qui permet au coach de viser le plus haut niveau européen : "L’Euroligue ? Moi j’en rêve ! On peut me traiter de fou. Il y a dix ans, quand j’ai dit au président qu’on irait en division 1, il n’était pas loin de penser que j’étais un peu fou, mais on y est ! Il faut avoir des rêves dans la vie. On est quand même la capitale de l’Europe. L’Euroligue parle de s’étendre à 18 dans un futur proche avant peut être de s’élargir à 20. Pourquoi pas envisager une place pour une équipe de Bruxelles, après on parle de budget totalement différent..."

Pour atteindre cet objectif, le Brussels devra continuer d’évoluer et peut-être déménager s’ils veulent franchir une étape supérieure. En attendant l’Europe, c’est en championnat que Serge Crèvecœur et ses hommes devront prouver que l’on doit maintenant compter sur eux.

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