Kim Mestdagh : "Je n'osais pas rêver de WNBA, ni des JO, mais maintenant c'est si proche"

Kim Mestdagh aura évolué dans un tout autre rôle que sa coéquipière Emma Meesseman à Washington Mystics lors d’une saison qui s’est achevée jeudi par le premier titre WNBA de la franchise américaine au terme de cinq manches en finale face à Connecticut Sun. L’ailière flandrienne de Ypres n’aura pas beaucoup jouée, mais la franc-tireuse des Belgian Cats approuvait "une expérience unique".

"Il y a eu beaucoup de stress, cela a été quelque chose d’unique. J’ai aimé chaque minute d’être là et j’ai aimé chaque minute de chaque match", a confié Kim Mestdagh à peine débarquée de l’avion qui ramenait les deux joueuses Belges dimanche matin à Bruxelles. "J’ai eu peut-être un peu de frustration de rester sur le banc, parce que tu travailles dur, parfois individuellement en plus aussi sur le côté. Tu espères que cela va payer et cela n’a peut-être pas payé comme je voulais. Mais une fois en playoffs, la mentalité a changé. J’étais là pour donner de l’énergie à l’équipe tout en restant prête pour jouer parce qu’on ne sait jamais. Il n’y avait plus de frustration et je comprends les choix du coach. Le travail individuel m’a fait progresser individuellement et j’ai pu voir aussi le rôle des joueuses sur le banc. J’ai peut-être encore plus de respect pour elles, parce que ce n’est pas toujours facile."

Après des expériences en Turquie, à Yakin Dogü et Cukurova, avec entre les deux une demi-saison à Salamanque où elle n’a pas eu beaucoup de minutes de jeu ces dernières années, Kim Mestdagh, 29 ans, aspire à jouer à Charleville-Mézières la saison prochaine pour son retour en Ligue française. Elle rejoindra son club dès jeudi avec comme objectif des trophées en France (après deux finales perdues lors de son premier passage chez les Flammes Carolos) et un bon parcours en Eurocoupe FIBA (dans le groupe de Liège).

"Oui, j’ai envie de jouer, mais en fait chaque retour chez les Cats me permettait d’avoir de nouveau des minutes de jeu. Maintenant en France, je ne vais sans doute pas jouer 35 minutes, mais je devrai moins prouver ce que je peux faire et je pourrai être plus concentrée sur mon basket. Le championnat de France est l’un des meilleurs d’Europe et c’est plus stable financièrement."

Les objectifs se conjuguent aussi avec l’équipe nationale. "Il y a les qualifications pour l’Euro qui débutent déjà en novembre, mais le focus est vraiment sur février. Ce sera encore plus important. Je n’avais jamais osé rêver de la WNBA et encore moins des JO en me disant, non c’est impossible. Mais maintenant, c’est si proche que cela pourrait être le sommet de ma carrière."

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