Julie Allemand "fière" de ce qu'elle a réalisé aux USA, veut encore "beaucoup progresser"

Julie Allemand "fière" de ce qu'elle a réalisé aux USA, veut encore "beaucoup progresser"
Julie Allemand "fière" de ce qu'elle a réalisé aux USA, veut encore "beaucoup progresser" - © DIRK WAEM - BELGA

Julie Allemand est rentrée des Etats-Unis lundi matin. Accueillie par ses proches à l'aéroport de Bruxelles-Nationale, la meneuse liégeoise de l'équipe nationale, 24 ans, est revenue sur sa première saison en WNBA face à la presse. "Je suis fière d'avoir réalisé quelque chose aux Etats-Unis, mais je veux beaucoup progresser encore pour être une meneuse plus complète".

Recrutée par Indiana Fever, Julie Allemand était un peu déçue de ne pas avoir atteint l'objectif fixé par sa franchise, à savoir rejoindre les playoffs (top 8) pour la première fois depuis trois ans. Indiana a terminé 11e avec un bilan de 5 victoires et 17 défaites.

Le bilan de la joueuse belge est lui tout autre. Pour sa première saison dans le championnat professionnel américain, Julie Allemand est déjà entrée dans l'histoire d'une Ligue créée en 1996, l'année de sa naissance, en étant la première Rookie - joueuse disputant la WNBA pour la première fois - à aligner plus de 7.0 points, 4.0 rebonds et 5.0 passes décisives par rencontre. Elle fait mieux que l'Américaine Teresa Weatherspoon en 1997. Elle figure aussi au 2e rang des meilleures passeuses avec une moyenne de 5.8 assists par match derrière l'inaccessible Américano-Hongroise de Chicago, Courtney Vandersloot (10.0). Ajouté à ses 8.5 points et 4.6 rebonds de moyenne, cela fait d'elle une joueuse déjà très complète qui s'est en outre bonifiée à trois points avec un 44/92 dans cet exercice, soit un pourcentage de 47,8% de réussite, le deuxième de la WNBA cette saison.

"Je peux rentrer contente à la maison parce que j'ai le sentiment d'avoir accompli quelque chose", a estimé Julie Allemand. "Je ne m'y attendais pas du tout, j'étais partie pour apprendre, même si je devais rester sur le banc, je n'avais pas d'objectifs particuliers. On voulait juste aller en playoffs, là c'est une déception, mais je peux être fière de ce que j'ai fait parce que c'était vraiment dur mentalement. Je ne pensais pas que ce serait si dur".

Julie Allemand est en outre la première Rookie à figurer dans le cinq de base de toutes les rencontres de la phase régulière (22) et a joué en moyenne 32.5 minutes par match, profitant du forfait de la meneuse désignée numéro 1, l'Américaine Erika Wheeler qui n'aura pu satisfaire au protocole médical de la WNBA.

Au bout du compte, elle est citée parmi les candidates au titre de Rookie de l'année qui devrait être connue lundi. Mais la saison a été très exigeante au rythme ininterrompu de trois rencontres par semaine du 25 juillet au 12 septembre. Le tout dans un contexte de crise sanitaire stressant et d'une quarantaine, qui a été pour Julie Allemand de 22 jours aux Etats-Unis avant de rejoindre sa nouvelle équipe. Toutes les rencontres se sont déroulées à l'IMG Academy de Bradenton en Floride, sans public. Les joueuses ont été testées au Covid-19, tous les jours.

Une saison très instructive pour la 'point guard' d'Indiana, mais qui en veut toujours plus. "Je sais où je dois progresser, où je dois en faire plus, ce que je dois changer. C'est une saison très utile, j'ai appris beaucoup. Je dois améliorer beaucoup de choses encore, en attaque, en défense, être plus physique, être plus patiente en attaque, être plus un leader sur le terrain, pas seulement en montrant l'exemple, mais être plus un leader avec la voix aussi. Quand je joue en Europe, j'ai l'habitude d'être plus agressive en attaque et de pénétrer dans la défense pour aller en lay-up, ici c'est comme si je n'avais pas assez d'espaces et je dois me créer ça. Parfois, c'est comme si je n'étais uniquement qu'une shooteuse à trois points. C'est bien mais je dois faire beaucoup d'autres choses en plus. Je veux être une meneuse vraiment complète."

Julie Allemand ne bénéfice que d'une semaine pour récupérer un peu avant de prendre le chemin de Montpellier qu'elle a rejoint cette saison après trois années passées à Lyon.

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