Emma Meesseman : "Fière de mon équipe"

Les Belges pouvaient retirer pas mal de motifs de satisfaction de leur duel face aux États-Unis en demi-finales de la Coupe du monde de basket féminin samedi à Tenerife. Les Belgian Cats ont tenu la distance pendant près de trente minutes.

Les Etats-Unis ont démontré leur volonté de décrocher un 10e titre mondial et le débat physique était disproportionné. Un match de très haut niveau qui aura profité aux filles de Philip Mestdagh avant le duel pour le bronze dimanche.

Emma Meesseman aura elle monté encore son niveau de jeu face à des joueuses qu'elles connaît parfaitement de la WNBA, le championnat professionnel nord-américain qu'elle a laissé de côté cet été (pour la première fois depuis 5 ans) pour donner la priorité à l'équipe nationale.

"Je suis vraiment fière de mon équipe. Honnêtement, nous avons produit un bon basket et hormis à la fin du troisième quart temps on leur a mené la vie dure", a estimé l'ailière flandrienne auteur de 13 points et toujours deuxième meilleure évaluation de la Coupe du monde derrière l'Australienne Liz Cambage. "Nous allons apprendre encore énormément de ce match. Jouer de cette manière contre les États-Unis en demi-finale de la Coupe du monde, cela montre que notre équipe a encore de belles années devant elle."

"Pendant 30 minutes, nous avons montré que l'on pouvait jouer avec les États-Unis, mais cela reste une classe au-dessus", a confié Julie Vanloo (8 pts). "Nous n'avons rien voulu laisser et nous avons pu développer un basket de très haut niveau. On peut être content pour ça, mais cela reste les USA. Et si l'on y croyait à 100% contre la France en quart de finale, peut-être ce n'était pas le cas aujourd'hui. Ce n'était pas facile de se reconcentrer après les émotions contre la France, mais il faut aller chercher à présent une médaille que l'on mérite vraiment."

Taurasi : "Les Cats sont dures à tenir"

Même son de cloche pour Kim Mestdagh qui a mis du temps à ajuster la mire face à la pression américaine finissant avec 12 unités au compteur. "Ce fut une très belle première mi-temps avec un beau basket", a confié l'ailière flandrienne. "Ce fut plus difficile ensuite surtout quand les Américaines ont commencé à planter leurs trois points. Le danger vient de partout avec elle. C'est difficile de défendre sur tous les côtés du terrain. Leur exécution offensive est en plus presque parfaite, donc à un moment cela devient très difficile. Maintenant il y a le match pour la 3e place. A la fin d'un grand tournoi comme ça, il y a les facteurs fatigue et fraîcheur qui rentrent en ligne de compte, on verra comment on se sentira, mais on va tout donner."

Julie Allemand a profité de la rencontre pour distiller encore 12 assists (pour 13 la veille), mais la meneuse liégeoise aurait voulu embêter les Américaines un peu plus longtemps.

"C'est vrai que l'on est dans le match jusqu'à la fin du 3e quart temps où l'on craque physiquement. J'aurais vraiment voulu pouvoir les embêter plus longtemps, éviter qu'elles aient trop facile et qu'elles puissent faire leurs rotations en fin de rencontre. Le plus perturbant, c'est qu'elles restent toujours sereines même si elles sont menées. Elles savent de toute façon bien que l'on va craquer à un moment donné. Taurasi par exemple ne commence pas très bien le match puis en deuxième mi-temps, elle est en feu. Elles savent tout faire. Elles donnent à l'intérieur ça marche. Si on resserre en-dessous, elles ressortent et ça marche aussi. Puis on craque un peu et là elles le savent et nous tuent."

Julie Allemand, en tête au classement des assists de la Coupe du monde avec 8,2 passes décisives (pour deux pertes de balles seulement) par match, sort avec un bon sentiment du duel de prestige face aux Américaines. "Parce qu'on a montré que l'on pouvait bien résister. A la fin, le coach a fait tourner en prévision du match de demain (dimanche), mais c'était bien de montrer que l'on pouvait être là. Contente, mais un peu déçue quand même. J'ai bien profité mais un peu frustrée de ne pas avoir tenu plus longtemps". Si la Belgique n'a pas encaissé les 100 points face aux championnes olympiques et du monde, les Belgian Cats ont été battues finalement 77 à 93 et devront rassembler leur énergie pour jouer le match pour la 3e place dimanche contre l'Australie ou l'Espagne. "Le match contre la France a coûté beaucoup d'énergie, mais question fatigue ça va. L'Espagne met beaucoup de pression, je préfère l'Australie, qui a plus un style comme les Etats-Unis. Mais on va tout donner pour tenter d'aller chercher une médaille", a conclut Julie Allemand.

Côté américain, Diana Taurasi, auteur de 26 points, dont un 5/10 à 3 pts, reconnaissait qu'il était difficile de défendre contre la Belgique qui aura inscrit 26 points dans le premier quart. "Elles sont dures à tenir. Tu vois qu'elles jouent ensemble depuis longtemps. Quand tu fais une erreur, elles te le font payer. Elles ont vraiment bien joué une bonne partie du match, et c'est vraiment, vraiment une bonne équipe", a concédé l'Américaine, qui fut coéquipière d'Emma Meesseman à Ekaterinburg.

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