Emma Meesseman et Kim Mestdagh : deux Cats sur le toit de la WNBA

Kim Mestdagh et Emma Meesseman: 2 Belgian Cats sur le toit brulant de la WNBA
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Kim Mestdagh et Emma Meesseman: 2 Belgian Cats sur le toit brulant de la WNBA - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Il y a eu Ann Wauters. Il y aura peut-être bientôt Emma Meesseman et Kim Mestdagh. Dans l’autoproclamée "meilleure ligue de basket féminin au monde", la WNBA, les Belges se font une place. De quoi permettre aux fans américains de situer un peu mieux la Belgique sur une autre carte que celle des desserts et des fameuses "Belgian Waffles" (gaufres) qui semblent être le produit exporté belge le plus connu des fans outre-Atlantique…

Mais si les 2 Belgian Cats ont des statistiques bien éloignées sous le maillot des Mystics, elles ont aussi au moins un point commun : elles sont généralement assises sur le banc au début des matches. Mais chacune à un bout : Kim Mestdagh y reste le plus souvent, alors qu’Emma Meesseman monte clairement au jeu en tant que botte plus si secrète des Mystics.

 

 

EMMA MEESSEMAN : SUPERSTAR MALGRE ELLE

Si Washington décroche le titre, il n’est pas faux d’écrire que ce sera en grande partie grâce à Emma Meesseman, au bout de sa 6e saison en WNBA. Discrète et humble, la n°33 des Mystics n’en collectionne pas moins les éloges, et pas de la part d’inconnus : sa co-équipière Elena Delle Donne (MVP 2019, championne du monde 2018 avec les USA, championne olympique à Rio en 2016…) explique régulièrement que la Belge est une des meilleures joueuses du monde, et LeBron James en personne s’est fendu d’un tweet pendant la demi-finale des playoffs, confirmant que la Belge jouait le feu contre Las Vegas. "Savoir qu’il m’a vraiment vue jouer et qu’il a apprécié mon jeu, c’est grand ! Je ne savais pas que les joueurs NBA regardaient une fille d’Europe, de Belgique, de Ypres même !" sourit Meesseman. "Pour nous, elle était la pièce manquante" annonce le plus simplement du monde le coach principal des Mystics, l’expérimenté Mike Thibault. "L’an dernier quand nous avons perdu en finale… eh bien nous n’avions pas Emma ! Depuis, on lui répète qu’elle va faire la différence." En 2018, Emma Meesseman avait donné priorité à l’équipe nationale, décrochant la 4e place du Championnat du Monde avec les Belgian Cats et progressant encore, selon son coach : "Elle prend de plus en plus ses responsabilités, et je pense que ça vient à la fois de ce qu’elle fait avec son club en Russie et avec son équipe nationale. Elle doit être décisive (ndlr : avec la Belgique), donc elle ose un peu plus, et ça rejaillit sur son jeu avec nous. Elle prend notamment plus sa chance à 3 points. Avant, on devait la pousser à le faire en match alors qu’elle remportait presque tous les concours de tirs à l’entraînement ! Et puis c’est vraiment une joueuse qui n’est pas égoïste. Elle fait jouer les autres, c’est une super équipière."

On l’a compris : Emma Meesseman semble faire l’unanimité. "Et ce n’est pas fini", s’enthousiasme Mechelle Voepel, journaliste spécialisée basket pour la chaîne américaine ESPN. "Elle est encore jeune, elle a encore 6 ou 7 ans au moins pour gagner des titres. Et si Washington s’impose cette année, je pense qu’aucune autre joueuse de l’équipe n’aura eu l’impact d’Emma. Elena Delle Donne est MVP. Mais pour moi Emma Meesseman est la 2e MVP de cette saison !" Une joueuse belge qui marche sur la WNBA, au pays du basket : cela n’arrive pas tous les jours… LeBron James lui-même l’a bien compris !

KIM MESTDAGH : L’ENERGIE DANS L’OMBRE

Si Emma Meesseman a joué en moyenne 23 minutes par rencontre jusqu’ici, avec l’impact qu’on connaît désormais, Kim Mestdagh a dû se contenter de beaucoup moins, quand elle a pu monter au jeu. Mestdagh est une "rookie". Elle dispute (à 29 ans) sa première saison WNBA et n’a joué qu’en saison régulière, avec une moyenne de moins de 5 minutes (en 13 rencontres). "Mais je crois que dans environ 80% des matches où elle est montée au jeu, elle a mis un 3 points", précise Emma Meesseman à propos de son équipière. "C’est pas mal ça, avec le peu de minutes dont elle bénéficie !" Kim Mestdagh, équipière de l’ombre donc, même si elle est la première à encourager énergiquement les autres Mystics depuis le banc. Un rôle qu’elle a apprivoisé au fil de la saison. "Au début ce manque de temps de jeu était difficile à accepter…" avoue la n°6 de Washington. "Mais c’est le choix du coach. Et maintenant qu’on se rapproche peut-être du titre, ça va mieux. J’ai beaucoup d’énergie, puisque je ne joue pas (sourire), donc je la partage au maximum avec les autres filles, elles en ont besoin. On a quelques blessées, en plus, donc tout ce que je peux apporter, je le fais."

Kim Mestdagh sera de toute façon championne elle aussi, en cas de titre des Mystics. Le basket est un sport d’équipe, et s’il n’y a que 5 filles à la fois sur le terrain, elles sont 12 à composer le groupe au jour le jour… A Washington, 1/6 de l’équipe est donc Belge !

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