Commissions fixes et ligue fermée: Et si le foot s'inspirait du basket?

Les montants sont incomparables et, ne soyons pas naïfs, ça change sans doute beaucoup de choses. Mais force est de constater qu’en cette période trouble du football belge, l’univers du basket paraît bien paisible. La discipline, à l’ADN très américain, a sans doute moins de tabous à propos de l’argent. Les montants de transferts, par exemple, sont généralement évoqués et mis sur papier dès l’engagement des joueurs, sans fausse pudeur. Ça laisse moins de place à la négociation et à la spéculation. Explications avec un homme bien informé, Serge Crevecoeur, à la fois coach et directeur général du Brussels Basket : "Chez nous, on ne fait pas de revenu sur l’achat et la vente de joueurs. En général, les étrangers refusent de signer pour plus d’un an. Et quand les contrats sont plus longs, il y a, la plupart du temps, ce qu’on appelle un ‘buyout’. Donc si on demande au joueur de s’en aller avant, on a une somme à payer. Et si lui s’en va,  s’il veut monnayer son talent ailleurs, on le laisse partir, mais contre un montant d’indemnités déterminé dans le contrat. Et ça, c’est payé par l’autre club."

Et les agents sont-ils aussi omniprésents ? "Quasiment tous les joueurs ont un agent. Le club paie à l’agent 10 pourcents du salaire net du joueur. Pas 9, pas 11. C’est très simple."

Pour éviter toute tentation de corruption, le basket pourrait aussi être une source d’inspiration. "Nous avons une ligue fermée par le bas et ce n’est peut-être pas si bête. La NBA, qui est la ligue sportive la plus prospère au monde, est aussi un ligue fermée. Il n’y a pas de club qui descend. Vouloir éviter la descente peut pousser les dirigeants à faire des bêtises, des choses illégales. Car ils craignent de perdre des sponsors ou de bouleverser la vie du club. Selon moi, ça peut être un point de réflexion pour d’autres sports également."

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