Un Belge à la conquête de l'Everest des mers

Mercredi 21 août. Il est 11 heures au Yacht Club d’Ostende quand Denis Van Weynbergh nous accueille : "Bienvenue à bord !"

Un Imoca 60. Le numéro 207. Un monocoque de 19 mètres de long, près de 6 de large, dont le mât culmine à 29 mètres.
Ensemble, ils s’apprêtent à prendre le départ du Vendée Globe en novembre 2020.

L’Everest des mers : plus de 40.000 kilomètres en solitaire

L’Everest des mers. Voilà comment on surnomme le Vendée Globe qui se déroule tous les 4 ans. Un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Un parcours de plus de 40.000 kilomètres. Denis Van Weynbergh va devenir le deuxième belge de l’histoire à prendre le départ de cette course au large. Il pourrait devenir le premier à la terminer. Dans les années 90, Patrick De Radiguès avait été contraint à l’abandon.

J’ai besoin de mes 7 heures de sommeil

Après un petit mot d’accueil, Denis nous fait le tour du propriétaire. "Fais gaffe à toi, je te surveille", "On t’aime". Dans la cellule de vie, des mots d’amis et de la famille décorent les murs. "C’est une tradition chez les marins, ça nous permet de tenir le coup dans les moments plus compliqués. C’est un peu notre album photo". A l’arrière de cette cellule de vie, on découvre une cuisine, sa cuisine. Enfin, celle-ci se résume à un récipient qui lui permet simplement de chauffer de l’eau pour la consommation de nourriture lyophilisée. "Ce n’est pas grand chose, c’est vrai. Mais pour un skipper, c’est déjà un luxe !" 

Autre luxe : une couchette qui lui permet de se reposer. "J’ai besoin de dormir 7 heures. Ce n’est pas toujours en une fois, bien sûr, mais j’ai besoin de mes heures de sommeil. De toute façon, en cas de problème, je reçois une alarme de mon système informatique, ce qui me réveille immédiatement".

La technologie : alliée numéro 1 du skipper

On a souvent l’image du skipper à la barre de son voilier. Mais en réalité, "quand on se met à la barre, c’est par pur plaisir et quand les conditions sont idéales. Sinon, aujourd’hui, tout est géré par le pilotage automatique", témoigne Denis Van Weynbergh. Deux écrans de contrôle avec cartes GPS et prévisions météo. Le rôle du skipper : corriger les trajectoires du bateau à l’aide d’une souris d’ordinateur. Le système fait le reste. La technologie est bien l’alliée numéro 1 du skipper.

On attend des nouvelles tous les deux jours

Une expédition en solitaire durant 3 mois, ça vous laisse le temps de vous sentir seul par moment. Mais le plus dur, c’est peut-être pour la famille qui reste à quai. Heureusement, aujourd’hui, il est relativement facile de communiquer. "On ne veut pas des nouvelles tous les jours, mais tous les deux jours. Sinon on se dit qu’il y a un problème. On communique par téléphone satellite ou simplement par mail", nous raconte Erwan Van Weynbergh, le fils de Denis. 

Le départ du Vendée Globe sera donné le 8 novembre 2020 des Sables-d’Olonne. Avant cela, Denis Van Weynbergh prendra part à la Transat Jacques Vabre octobre prochain.

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