Route du Rhum : la baleine devra-t-elle sauver Jonas ?

Ce dimanche, 14H, le départ de la 11è édition de la Course du Rhum sera donné. 123 bateaux se lanceront dans cette célèbre traversée de l’ Atlantique en solitaire. Les plus rapides (trimarans Ultime, 32m de long) pourraient relever le défi en 1 semaine ; les plus lents (petits multicoques et monocoques de la Classe Rhum) en 4 fois plus.

Trois skippers belges sont au départ : Gérald Bibot, Gilles Buekenhout, tous deux en classe Rhum Multi, et Jonas Gerckens, en classe 40, que nous suivons plus particulièrement.

Samedi soir, avant qu’il ne "rentre dans sa bulle" pour peaufiner sa préparation et sa concentration, nous l’avons rencontré. "Je suis excité, heureux, parce que c’est le rêve de toute une vie qui va se réaliser, et j’ai hâte d’en découdre avec mes concurrents en Classe 40. Mais il y a aussi un peu de stress, parce que les conditions météo annoncées sont assez mauvaises : pour lundi et mardi, grosse dépression, on annonce des vents avec rafales de 50 nœuds (+ de 70 km/h) et des creux de vague de 8m. Il faudra peut-être, à un moment, mettre les ambitions sportives de côté et s’arrêter dans l’un ou l’autre port en attendant que la tempête se fatigue."

A côté de cette grosse préoccupation, le skipper liégeois savoure l’instant présent, lui qui en rêvait depuis sa tendre enfance, lorsqu’avec ses parents, il vivait sur un voilier puis grandissait à St Malo. St Malo, d’où il assistait ravi, émerveillé, aux départs des grandes courses au large, donc la mythique Route du Rhum. Cet espoir de prendre lui aussi un jour la direction de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, devient réalité. Mais pour en arriver là, que de sacrifices !

"C’est vrai, il ne suffit pas d’avoir un petit bateau et de traverser l’Atlantique. J’ai dû sacrifier beaucoup de choses, en apprendre énormément aussi, économiser, chercher des sponsors, etc…. Je sais d’où je viens, je sais tout ce que je dois à ceux qui ont cru en moi, et à ceux qui m’ont soutenu. Notamment mon partenaire principal. Et quand je vois l’engouement autour de mon projet, ça me booste".

Reste à quitter les enfants, la famille, les proches collaborateurs.

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