Jonas Gerckens a inauguré son nouveau bateau : "L’objectif ? Flirter avec le top 5 à la Route du Rhum 2022"

Finalement, la crise sanitaire n’aura pas fait du tort à tout le monde. Pour le skipper belge Jonas Gerckens, elle aura au moins permis de confectionner un tout nouveau bateau. Après huit mois de chantier, le Volvo 164 vient de vivre sa première mise à l’eau, à la Trinité-Sur-Mer, en France. Cela faisait maintenant quelques années que le Belge rêvait d’avoir son propre bateau. Pensé en association avec l’architecte naval, David Raison, ce navire a été imaginé en fonction de ses objectifs et de sa manière de naviguer.

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Mis à l’eau jeudi dernier. © Benjamin Sellier
Pour la première fois dans l’eau. © Benjamin Sellier

Des ambitions revues à la hausse

Le Volvo 164 devra lui permettre de revoir ses objectifs sportifs à la hausse pour les prochains mois et pour l’année prochaine. Cette année, il participera à deux courses dont la Transat Jacques Vabre (du Havre à la Martinique) : "Avec mon co-skipper, Benoit Hantzperg, nous voulons battre le meilleur score belge, une 16e place. Mais avec ce bateau, nous voulons être plus ambitieux que ça. Le minimum sera de rentrer, a minima, dans le top 10, voire le top 8."

La Route du Rhum 2022 sera mon grand objectif avec ce bateau

Mais le principal objectif du belge aura lieu en 2022 avec la Route du Rhum, où un top 10 sera le minimum syndical. "Ce sera ma deuxième Route du Rhum. Lors de la première, en 2018, j’avais fini à la 14e place (ndlr : en battant le record belge). Ici, le défi sera d’intégrer le top 10, voire de flirter avec le top 5. C’est tout l’intérêt de se préparer un an et demi à l’avance de cette course qui sera mon grand objectif avec ce bateau."

Contrairement à sa première Route du Rhum qu’il avait disputé avec un bateau d’occasion "restauré", cette fois-ci, le skipper aura un outil de la dernière génération à sa disposition. "Il y aura plus de pression. Mais j’aime bien me frotter aux meilleurs, me dépasser pour faire les meilleurs résultats possibles. Avec un bateau neuf, il n’y aura plus trop d’excuses sur le fait que mon bateau est ancien et que je n’arrive pas à avancer vite (rires). Ce sera à moi de jouer pour le fait avancer. Je connais son potentiel parce qu’il y a eu d’autres modèles construits aussi. Oui, je passe un gap. Maintenant, il y a toute une phase de mise au point, de fiabilisation qui va être importante et qu’il faudra accélérer parce que cela peut prendre jusqu’à un an."

Un bateau bien plus puissant

Par rapport à avant, ce bateau présente de nombreux avantages. "C’est un bateau beaucoup plus puissant", explique le Liégeois, qui défendra les couleurs belges avec Sophie Faguet, notamment lors des JO 2024"C’est une génération de scow, des bateaux très larges à l’avant, qui ont une tendance à mieux passer la vague. Au lieu de traverser la vague, ils passent par-dessus les vagues. Sa largeur donne également un avantage pour la vitesse du bateau. Il tient des moyennes de vitesse assez impressionnantes sur les longues courses. C’est particulièrement intéressant pour les deux courses de cette saison. Après deux jours d’entraînement, c’est déjà intéressant. Le potentiel du bateau est là, on va monter crescendo dans la performance."

Et le Belge devra être performant de suite avec une première course, "les Sables-Horta-les Sables", le 27 juin. Il n’aura donc que peu de temps pour s’adapter à son nouvel outil de travail.

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