Gerckens va affronter une tempête: "Je vais mettre la compétition de côté un instant afin d'éviter la casse"

Gerckens va affronter une tempête: "Je vais mettre la compétition de côté un instant afin d'éviter la casse"
Gerckens va affronter une tempête: "Je vais mettre la compétition de côté un instant afin d'éviter la casse" - © Tous droits réservés

Plusieurs navigateurs engagés dans la route du Rhum se sont abrités lundi dans des ports bretons, dont celui de Brest, afin d'échapper à la violente tempête annoncée dans le golfe de Gascogne, avant de reprendre la mer... ou pas. Jonas Gerckens a choisi lui le côté nord, mais mettra le côté sportif entre parenthèses pour protéger son bateau, le Volvo 104 Class40, jusqu'à Lisbonne, a confié le marin liégeois.

Arrivé dans l'après-midi au port du Château, à Brest, l'ancien perchiste français Jean Galfione (Serenis Consulting) par exemple a assuré ne pas abandonner la mythique course malgré son arrêt. "Pour l'instant je me pose, je souffle, je vais faire le point, un point météo, un point sur moi", a assuré l'ancien athlète avant d'ajouter: "si malheureusement je dois m'arrêter là et abandonner, ce serait très décevant".

Non loin de son Class40, le bateau d'un autre skipper engagé dans la Transatlantique, Erwan Thibouméry. "On a pris beaucoup de pluie, beaucoup de pluie et beaucoup de mer", a-t-il témoigné, expliquant avoir de l'eau un peu partout dans son multicoque (Gold.fr) et avoir cassé son antenne VHF.

Côté belge, Jonas Gerckens assure qu'il va "agir en bon marin jusque Lisbonne minimum. Je vais mettre la compétition de côté, un instant, pour me protéger et prendre soin de mon bateau afin d'éviter la casse".

D'autres skippers se sont déroutés vers Roscoff, comme Louis Burton (Bureau Vallée), tandis que les ports de Lorient, Douarnenez, Camaret et La Rochelle se tenaient prêts à accueillir des concurrents préférant échapper à la forte tempête annoncée mardi dans le golfe de Gascogne, avec déjà des conditions très musclées prévues dans la nuit de lundi à mardi. Les concurrents devront affronter une forte dépression avec des vents de 30 à 40 noeuds et des vagues avec 5-6 mètres de creux.

Certains ont choisi de prendre le côté sud, d'autres le nord comme c'est le cas du Liégeois. "Jonas semble espérer subir moins longtemps la dépression mais aussi éviter une bulle sans vent qui se trouve au coeur de la dépression. Une bulle sans vent que les autres concurrents pourraient subir plus tard (perdant ainsi beaucoup de vitesses au passage)", explique le service communication de Jonas Gerckens.

Partis de Saint-Malo dimanche en début d'après-midi dans de bonnes conditions, la flotte des 123 bateaux a ainsi déjà souffert. Un bateau s'est échoué dimanche soir, celui de Willy Bissainte (C' La Guadeloupe), tandis que deux des favoris, Sébastien Josse et Thomas Coville, ont subi d'importantes avaries sur leurs gros bateaux, des Ultim.

Le règlement de la course autorise deux escales sans pénalité pour chaque bateau.

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