Lettre ouverte à Jean-Mi : "Tcho must go on !"

En suivant Jean-Mi depuis pas mal d’années, j’avais déjà entendu 20 fois la rumeur de sa fin de carrière. Et puis là, pouf tout d’un coup on y est, le jour de tristesse est arrivé.

Tristesse, oui, pas d’autre mot. Dans une carrière journalistique, on voit passer pas mal d’étoiles. Filante parfois, éphémère souvent.

Mais bon sang ce petit Liégeois qui a réussi à faire que tout un pays se lève pour un sport que l’on appelait encore le ping-pong et dont on pensait souvent qu’il était destiné à rester un jeu de garage pour défier Tonton Cristobal ou Tata Jacqueline le jour de la communion du petit, ce petit Liégeois est définitivement un des plus grands de l’Histoire du sport en Belgique.

D’autant que Saive s’est construit seul. Grâce à ses parents et à la dynamique entretenue avec Phil, son frère.

Numéro 1 mondial, star adulée en Chine, ce sont des trucs qu’il a réalisés, énorme. Mais l’une de ses plus belles victoires, c’est aussi celle d’être un des sportifs les plus populaires du royaume. Une aisance qui accompagne ce personnage charismatique et qui a passé autant de temps derrière la table qu’à signer des autographes, en prenant le même soin, en y mettant la même attention pour chacun.

Le Ping, c’est sa vie, il a réalisé beaucoup de sacrifices pour cela. Des heures et des heures de top spin, de service, de travail de rotation. Un travail dont on ne soupçonne d’ailleurs pas toujours la rigueur et le caractère ingrat.

Et Jean-Mi n’a pas fait ça égoïstement, il l’a fait aussi pour la promotion de son sport et même du sport tout court.

Dernièrement je lui disais encore : "Bon sang Jean-Mi, tu imagines si tu te qualifies encore pour Rio, ce serait incroyable non ?". Il me répondait à raison : "Frank, 7 fois les JO, c’est déjà incroyable comme ça … ".

Bon sang, le vide avec cette annonce de retraite.

Tcho l’artiste, merci pour tout et à très bientôt !

Frank Peterkenne

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