Saive : "J'ai été au bout du bout et je suis content de l'avoir fait comme cela"

Jean Michel Saive va définitivement ranger sa palette le 9 mai prochain lors de la dernière journée de Superdivision.

Le plus grand pongiste belge de l'histoire enfilera une dernière fois son short et son maillot du Logis Audergem pour affronter l'Etoile Basse-Sambre. "Ce sera un match particulier parce qu'après il n'y aura plus de match de compétition au plus haut niveau belge. Après on verra bien si je jouerais encore des tournois "d'invitation" ou des choses comme cela. Si dans X temps, j'avais envie de jouer un match en vétéran pour le plaisir on verra. Mais en tous cas, les compétitions au plus haut niveau c'est fini. Quelque part c'est un soulagement. J'ai été au bout du bout et je suis content de l'avoir fait comme cela. Pour revenir à la phrase que j'ai toujours dite durant ma carrière : 'je préfère faire l'année de trop que celle de trop peu'. Pour ne pas avoir de regret. Là je sens que je suis dedans. Je suis convaincu que c'est la bonne décision."

"J'ai envie de consacrer mon temps à autre chose"

"Pour moi, cette année-ci, c'est comme une évidence de ne plus vraiment avoir envie d'aller jouer des matches de compétition. Et d'avoir peut-être plus envie de faire autre chose. J'ai encore énormément de plaisir à faire des shows, des exhibitions avec mon frère ou les frères Taloche. Jouer des matches de compétitions en première division belge, c'est vrai que je ne suis plus trop motivé. Donc ça ne sert à rien de traîner en longueur. Il y a eu beaucoup de discussions avec le club. Les dirigeants espéraient - d'ailleurs ils espèrent toujours - que je continue. Mais voilà, j'ai envie de consacrer mon temps à autre chose".

"J'ai continué à jouer pendant 3,5 ans parce que je ne voulais pas que ma passion s'éteigne du jour au lendemain"

Sept participations aux Jeux Olympiques, une place de N.1 mondial, le Top 12 européen, des succès en Ligue des Champions avec La Villette Charleroi, le Liégeois a placé la Belgique sur la "planète ping" au cours de ses plus de 35 ans de carrière. Depuis quelques années, il a progressivement réduit la voilure. "Quand j'ai arrêté de jouer le championnat de Belgique après mon 25e titre à Andenne. C'était un premier signe. Et puis il y a eu l'arrêt de ma carrière internationale (en 2015) où chaque fois il y avait des challenges : aller aux premiers jeux européens, essayer de me qualifier pour les JO de Rio. Je savais bien qu'en arrêtant ma carrière internationale, les choses allaient un peu s'accélérer. J'ai continué à jouer pendant 3,5 ans parce que je ne voulais pas que l'arrêt soit direct et que ma passion s'éteigne du jour au lendemain. Je pense que j'ai bien fait les choses. Si je n'ai plus trop envie d'aller en compétition et même de m’entraîner, l'évidence est là et c'est très bien comme ça".

Jean-Mi est un homme de défi. Et ce n'est pas parce qu'il arrête de jouer que sa vie s'arrête. Il avait d'ailleurs déjà amorcé sa reconversion. "Je suis vice-président du Comité olympique et interfédéral belge. J'ai essayé d'être président de la fédération internationale de tennis de table ... le sport a toujours été mon moteur. Que ce soit derrière la table ou de l'autre côté du rideau, ça m'a toujours passionné de voir l'envers du décor et d'essayer de faire avancer les choses. Peut-être que j'aurai un peu plus de temps dans les prochaines années".

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