Saive, « ému et étonné » : « Je ne sais pas où on va mettre tout le monde »

A quelques minutes de ses derniers matches – il prévoit d’en jouer deux – Jean-Michel Saive s’est confié à notre micro. Le plus grand pongiste belge de l’histoire se dit « surpris » par l’engouement suscité par ses adieux.

« Je suis ému et étonné. Il y a des gens qui étaient déjà là cet après-midi… avant l’ouverture des portes. Je ne sais pas où on va mettre tout le monde. C’est juste la folie. C’est touchant. J’ai reçu plein de messages depuis dizaines jours (et l’annonce de la fin de sa carrière, ndlr). J’ai déjà eu quelques larmes aujourd’hui et je suis sûr que j’en aurais d’autres durant la soirée. Je me suis rendu compte que j’étais populaire pendant ma carrière. Mais à ce point-là, dans la dernière ligne droite, je ne m’y attendais pas du tout. C’est génial parce que cela a été spontané ».

La soirée s’annonce riche en surprise et en émotion. « On m’a demandé de ne pas jouer le premier match parce que je n’en serais pas capable », glisse Jean-Mi, qui n’est pas au courant du programme.

Et puis viendra le moment du dernier point, de l’ultime coup de raquette. « Je n’y ai pas encore pensé. Au final, je ne sais pas si je serais en mesure de jouer. Parce que cela va être tellement fort. Je vais essayer de prendre sur moi. Je vais essayer de jouer deux matches parce que les gens sont venus. Je n’ai pas préparé de speech parce que je veux que cela soit spontané. »

« Depuis dix jours, je reçois des messages de proches, de fidèles et d’inconnus qui sont juste incroyables. Ils témoignent de leur respect, de leur amour et de leur nostalgie, la manière dont ils ont joué contre moi, dont j’ai signé un autographe. Antony, mon coach, m’a envoyé une photo de quand il était gamin. Il doit avoir 10-12 ans et il me regarde. C’est la période où j’étais N.1 mondial. Aujourd’hui, c’est mon coach. C’est juste fou ».

 

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