Maxime Richard, une fin de carrière à 250 kilomètres/heure

Il n'a pas encore dit son dernier mot. Il s'entraîne d'ailleurs toujours aussi dur, les ampoules et les crevasses sur ses mains en attestent. "Il a fait quand même un peu froid sur l'eau cette semaine" concède t'il. Mais à bientôt 32 ans, Maxime Richard a le regard  toujours porté bien au-delà de l'horizon. Bien qu'en 2020 il ne bénéficiera plus de son statut de sportif de haut niveau, il n'envisage pas encore tout de suite la retraite sportive. "Je vais continuer à m'entraîner de manière professionnelle en étant soutenu par l'ADEPS et la fédération belge de kayak puisque dès début 2020, je vais endosser des responsabilités de coordinateur technique national."

En 2020, le Dinantais ne s'épuisera pas dans le long processus de qualification olympique, préférant se concentrer sur sa discipline de prédilection, la descente de rivière. Quadruple champion du monde de la discipline, le kayakeur (jargon de spécialiste préféré à kayakiste) espère quitter le haut niveau par la grande porte en convoitant, en avril prochain, une 5e couronne mondiale aux championnats du monde organisés aux Etats-Unis. "Nous sommes actuellement 3 athlètes à détenir 4 titres chacun dans l'histoire du sport. Ce serait bien d'être le seul avec 5 médailles d'or". 

Une reconversion planifiée avec soins pour un sportif qui pratique sa discipline au plus haut niveau depuis plus de 10 ans. Et qui s'envoie régulièrement quelques shoots d'adrénaline en pratiquant le saut en parachute. "J'ai toujours eu envie de faire ça, à force notamment de regarder des vidéos sur internet. Il y a quelque temps, je me suis lancé en, commençant, comme tout le monde par un saut découverte. J'ai tout de suite accroché et j'ai suivi une formation. je fais aujourd'hui partie du club de Cerfontaine." Déjà plus de 200 sauts conventionnels à partir d'un avion à soin actif. Mais ce que le multiple champion de Belgique kiffe le plus, c'est le basejump, le saut à partir d'un point fixe, un pont ou une falaise, avec ou sans wingsuit, cette combinaison ailée qui permet au parachutiste de voler plusieurs minutes avant d'ouvrir sa voile. "Là aussi, j'ai procédé progressivement, par étapes, en sautant d'abord du viaduc de Millau avant de faire mon premier saut de proximité à partir d'une falaise en Italie. Ce sont des sensations indescriptibles qui nécessitent beaucoup de préparation et de concentration parce que cette discipline ne laisse pas beaucoup de place à l'improvisation et aux erreurs."

A terme, Maxime Richard nourrit aussi des projets d'expédition qui mixerait les deux disciplines qui le font désormais vibrer. "Je rêve de partir à l'aventure en Alaska ou dans ce genre de destination avec mon kayak et mon parachute. D'accéder à des falaises par l'eau, de monter au sommet et puis de me jeter dans le vide pour rejoindre mon kayak. Ça, ce serait vraiment le top."

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