La traversée du Lac St-Jean en Fatbike, une aventure givrée pour De Dorlodot

La traversée du Lac St-Jean en Fatbike, une aventure givrée pour De Dorlodot
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La traversée du Lac St-Jean en Fatbike, une aventure givrée pour De Dorlodot - © Tous droits réservés

C’est au Québec que Thomas de Dorlodot, champion de parapente, a décidé de relever un nouveau défi : Traverser à vélo le célèbre lac Saint-Jean, un des plus grands lacs du continent nord-américain, forcément gelé en cette période de l’année. Vu les conditions extrêmes, c’est en fatbike, un VTT muni de larges pneus, très en vogue au Canada, que Thomas de Dorlodot, accompagné d’un autre Belge, Benjamin Bourguignon, va pouvoir effectuer cette traversée peu banale.

Si la distance, 32 kilomètres, semble à priori accessible, il lui faudra bien du courage pour braver les éléments : le froid (-25° en ce moment), le gel et le vent. Avant son départ pour le Lac Saint-Jean, Thomas de Dorlodot, un aventurier qui n’a pas froid aux yeux, nous a accordé cet entretien…

Thomas De Dorlodot : "Ce qui m’a d’abord motivé, c’est d’aller découvrir une région que je ne connaissais pas. La région du lac Saint-Jean a l’air vraiment fantastique. Et puis, je trouvais ce sport (le fatbike) original. J’aime sortir de ma zone de confort et réaliser de nouvelles expériences. En ce sens, le fatbike est vraiment une discipline inconnue pour moi. Je me suis entraîné et je suis impatient d’y être ".

Le fatbike est une discipline qui a le vent en poupe en ce moment ?
T.D.D : "Oui, tout fait. C’est vraiment une discipline originale. Il s’agit en fait d’un vélo tout terrain avec des pneus plus épais et plus larges qui permet de rouler dans le sable ou dans la neige. C’est donc vraiment l’idéal ici au Canada pour rouler sur de la neige ou sur un sol complétement gelé. Ce qui sera le cas du lac Saint-Jean. On va pouvoir le traverser grâce au fatbike, ce qui serait beaucoup plus compliqué, voire impossible avec un vélo classique".

Il faudra aussi tenir compte des éléments. Quelles seront les plus grandes difficultés ?
T.D.D. : "Il faut savoir que nous n’y allons pas pour battre des records de vitesse même si cela n’aura rien d’une balade. Le conditions seront très délicates. On annonce des températures oscillant entre -25 et -30 degrés. C’est donc déjà un défi en soi. Et puis, nous allons rouler sur une surface gelée avec de la neige sans oublier le vent qui accentuera la difficulté. Cela n’aura rien d’une partie de plaisir. Il faut savoir que lors de la première édition de la traversée du lac Saint-Jean, les participants avaient mis plus de 9 heures ! Ce qui me paraît beaucoup pour parcourir 32 kilomètres. En fait, les conditions étaient tellement difficiles en terme de visibilité. C’était très technique. J’espère que je serai un peu plus rapide avec de meilleures conditions pour effectuer cette traversée".

Un défi technique mais aussi physique ?
T.D.D. : "Un défi très physique, d’autant que nous ne serons pas légers sur le vélo avec des vêtements très chauds. Les conditions, j’en ai parlé, seront probablement délicates mais nous devrons pédaler de manière énergique. L’idée est d’un peu tirer dans la machine. On va bien voir quelle moyenne horaire nous allons pouvoir tenir mais ce sera de toute façon une belle découverte".

Cela a nécessité un entraînement intensif ?
T.D.D : "Cela a nécessité pas mal d’entrainement en effet. C’est une discipline qui ne m’est pas familière. Je suis plutôt un adepte du trail ainsi que de la course à pied et en parapente en Haute montagne donc avec un dénivelé ou encore de la marche de fond. J’ai donc dû adapter mon programme d’entrainement pour me préparer au mieux même si nous n’avons pas en Belgique les mêmes conditions que nous allons rencontrer là-bas".

Quel sera l’objectif ?
T.D.D. : "L’objectif est simple, c’est de terminer la course en passant un moment inoubliable et pourquoi pas obtenir un bon classement. Je donnerai en tout cas le maximum pour réaliser le meilleur chrono".

Au-delà du défi sportif, le retour à la nature est également important dans votre démarche ?
T.D.D : "Tout à fait. Ce qui est génial dans cette région-là, c’est qu’on se retrouve au milieu de nulle part. C’est la nature à perte de vue. Il y a très peu d’habitants dans cette région. C’est fantastique et c’est ce qui m’attire en premier lieu. J’ai la chance de pouvoir prendre mon paramoteur et mon matériel de parapente. L’idée serait de découvrir le lac vu du ciel en allant voler après la course de manière à ramener de belles images".

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