Ski alpinisme : Maximilien Drion, le skieur belge au pays des montagnards

Quand on croise Maximilien Drion dans son fief de Vercorin, petite station-village de 600 âmes bienheureuses profitant d'une qualité de vie que seul le Valais Suisse peut offrir, difficile de se rendre compte que ce souriant jeune homme de 23 ans n'est pas né dans la vallée de Sierre en contrebas. C'est que le skieur alpiniste fait partie des meubles.

Ici, tout le monde connaît Max, des pisteurs aux responsables des remontées mécaniques en passant par les petits commerçants du coin. "Je suis arrivé ici il y a plus de 10 ans quand mes parents ont décidé de s'y installer" explique t'il avec un accent qui ne trahit plus ses origines belges. "Vercorin, c'est une histoire familiale. Un endroit où je me sens très bien. La qualité de vie et les possibilités d'entraînements sont incomparables." Un terrain de jeu à nul autre pareil dont profite allègrement le jeune étudiant en management à l'université de Lausanne. "Eté comme hiver, je suis dehors tous les jours. En été, je fais de la course à pied de montagne et l'hiver du ski alpinisme. Les deux disciplines sont terriblement complémentaires et je m'épanouis vraiment dans la pratique des deux." 

Avec un certain succès puisque le Belgo-suisse (il dispose de la double nationalité mais représente la Belgique dans les compétitions internationales) fait partie des meilleurs trailers belges et du top 15 mondial de ski alpinisme, une discipline dominée par les pays alpins comme l'Italie, la Suisse, la France, l'Autriche et l'Allemagne (et qui consiste à réaliser des parcours en montagne, skis aux pieds, à la montée comme à la descente). "C'est une fierté d'être le petit belge qui ne se débrouille pas trop mal dans ces sports de montagne. Une particularité que j'apprécie vraiment et que je trouve plutôt sympa. Il ne me manque désormais que la reconnaissance des autorités sportives belges pour bénéficier d'un vrai statut de sportif pro et pouvoir rivaliser, à armes égales, avec la concurrence internationale."

Depuis plusieurs années, Maximilien enchaîne entre 25 et 30 heures d'entraînement par semaine, plus de 300.000 mètres de dénivelé positif par an mais ne bénéficie actuellement pas encore de soutien financier de la part des instances sportives belges. "Je me débrouille avec des sponsors privés. Je bénéficie d'un statut de sportif de haut niveau mais pas des revenus qui vont avec. Pour que ça change, il faudrait que le ski alpinisme intègre le programme olympique."

Une éventualité très probable qui sera confirmée à l'occasion des jeux d'hiver de Pékin en 2022 et qui permettrait à Maximilien de prendre part aux Jeux de 2026 qui seront organisés en Italie (Milan-Cortina d'Ampezzo). "Les JO, c'est le Graal pour tout sportif. Je rêve vraiment de pouvoir y représenter la Belgique."

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Maximilien Drion fait partie de l'élite mondiale du ski alpinisme, un sport qui devrait devenir olympique © David Bertrand
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