La tournée verte de Seppe Smits

Seppe Smits, un sportif qui cherche à réduire au maximum son impact sur l'environnement.
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Seppe Smits, un sportif qui cherche à réduire au maximum son impact sur l'environnement. - © Kaat DM

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2019, le snowboarder belge Seppe Smits (double champion du monde de slopestyle) a pris 36 fois l'avion pour un total de 125.000 kilomètres autour de la terre (soit l'équivalent de trois fois le tour de la planète). Des coupes du monde en Chine, au Canada, en Nouvelle-Zélande, des stages aux Etats-Unis: un quotidien qui le pousse, lui et de manière générale tous les sportifs de haut niveau, à passer une grande partie de sa vie à l'étranger. Et de prendre conscience d'une triste réalité. "Ces dernières années, j'ai constaté moi-même le retrait des glaciers et les changements dans la qualité et la quantité de neige" explique t'il. "Les nombreuses catastrophes naturelles qui sont survenues ces derniers temps sont elles aussi clairement liées au réchauffement de la planète. Il faut donc que chacun agisse à son niveau."

Conséquence de tout ça, le gantois souscrit désormais au programme de Green Tripper, un organisme qui propose de compenser son empreinte CO2 en finançant des projets durables et des actions concrètes sur le climat. "Vu que mon papa est pilote de ligne, je m'intéresse aussi à la consommation des avions. Et quand je choisis un vol, je choisis toujours les vols qui impactent le moins l'environnement." Et quand il s'agit de partir en stage, Seppe opte désormais pour des déplacements en voiture et en Europe uniquement. "Avant, nous allions beaucoup aux Etats-Unis mais maintenant que les structures ont bien évolué en Europe, je privilégie la proximité. Je partage mes trajets sur BlaBlaCar pour éviter de me retrouver seul en voiture et grâce à mon partenaire Skoda, je roule au CNG et bientôt en hybride."

Dans sa vie privée, Seppe et sa compagne pratiquent le zéro déchet avec de beaux résultats à la clef. "En 2019, nous n'avons généré qu'un seul sac de déchets non-recyclables. Il suffit pour ça d'aller faire ses courses avec ses contenants. Ça demande un peu d'organisation mais une fois que le réflexe est acquis, c'est très simple."

Les vacances, il les passe désormais en Europe et se déplace en transports en commun (train + bus) et à vélo. "Cet été, nous sommes partis en Norvège de cette façon, c'était une expérience incroyable. Et finalement, les photos des beaux paysages et des points de vue ont encore plus de saveur quand on y parvient à la force des mollets."

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