Fourcade : "Il faudra du temps pour que l'IBU retrouve de la crédibilité"

Fourcade : "Il faudra du temps pour que l'IBU retrouve de la crédibilité"
Fourcade : "Il faudra du temps pour que l'IBU retrouve de la crédibilité" - © STR - AFP

"Il faudra du temps pour que l'IBU retrouve de la crédibilité", a déclaré jeudi à l'AFP Martin Fourcade après la démission du président de la Fédération internationale de biathlon pour cause de dissimulation présumée de cas de dopage de sportifs russes.

"C'est une grosse surprise, au vu de l'ampleur de l'affaire et de ses implications", a estimé le septuple vainqueur de la Coupe du monde avant la course "Adidas 10k Paris" qui a lieu dimanche et dont il est le parrain. "Que les enquêtes indiquent une corruption par rapport au dopage, c'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué et à laquelle je ne m'attendais pas du tout".

Ces révélations avaient poussé en avril le président de la Fédération internationale de biathlon Anders Besseberg et sa secrétaire générale à démissionner.

"J'avais des rapports réguliers avec la secrétaire générale (Nicole Resch, ndlr) en tant que membre de la commission des athlètes de l'IBU et sur d'autres sujets en tant que leader de ma discipline. J'avais l'image de quelqu'un d'intègre et j'ai été extrêmement surpris qu'elle soit associée à ça", a-t-il ajouté.

"Notre sport a besoin de changement et de réformes pour que ça ne se reproduise plus, a encore appelé le quintuple champion olympique. Il faudra du temps pour que la Fédération retrouve de la crédibilité auprès des différents acteurs, des athlètes et des institutions internationales. L'IBU a besoin de courber le dos et de se remettre au travail. Il y aura de nouvelles élections avec le Congrès en septembre et une nouvelle organisation. Il faudra rester vigilant en permanence mais l'IBU a réagi fortement en suspendant le président et la secrétaire générale. C'était un message fort envoyé."

Le président norvégien de l'IBU et la secrétaire générale allemande ont été poussés à la démission à la suite d'une enquête menée par l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui les suspecte d'avoir accepté de l'argent pour protéger des biathlètes russes dopés.

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