Rétro Phelps: Londres 2012, glorieux adieux

148073228 Michael Phelps Londres 2012
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148073228 Michael Phelps Londres 2012 - © FABRICE COFFRINI - AFP

Le plus grand nageur de tous les temps ? Oui !

Le meilleur olympien de tous les temps ? Aussi !

Le plus grand sportif de tous les temps ? Peut-être ? !

26 titres mondiaux, 23 titres olympiques, 36 records du monde, personne ne fera mieux.

De 2000 à 2016, le " Glouton du Michigan " a écrasé la concurrence, déchaîné les passions, épuisé les superlatifs, signé un bilan surréaliste, surnaturel. Michael Phelps, c’était Neptune fait homme, il ne nageait pas sur l’eau, il courait.


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Son adversaire le plus redoutable ? Lui-même. De son propre aveu, la dépression a régulièrement été sa compagne la plus fidèle, l’amenant tantôt au tribunal, tantôt chez le psychiatre.

Pour la RTBF, André Henvaux et moi avons eu le privilège de commenter ces Jeux Olympiques où " The Baltimore bullet " a décroché ses 23 médailles d’or.

Evocation en quatre épisodes.

Londres 2012 : moins bien, et pourtant… !

Les JO 2012 sont les quatrièmes pour Michael Phelps. Ses poches sont déjà lourdes de 16 médailles olympiques dont 14 du plus beau métal. A Londres, il va en ajouter 6, mais seulement 2 d’or en individuel. Et aucun record du monde.

Bien que plus modeste, cette moisson reste prodigieuse et surtout surprenante. Pourquoi ?

Après Pékin 2008, le dieu des piscines a connu sa première descente aux enfers : cinq mois sans s’entraîner, une suspension de trois mois pour usage d’une pipe à cannabis, une prise de poids de 9 kg… Phelps hésite à poursuivre sa carrière, avant de plonger à nouveau dans le grand bain du succès : 6 médailles d’or et 1 d’argent aux Mondiaux 2009 à Rome. Mais deux ans plus tard, à ceux de Shanghaï 2011, il ne monte qu’à deux reprises sur la plus haute marche du podium (100 et 200 pap).

A Londres, ça commence (très) mal. Dans la première des sept épreuves où il est inscrit, il échoue à la 4e place. Historique ! Pour André Henveaux, consultant natation pour la RTBF "deux choses sont significatives dans cette défaite : d’abord c’est la première fois depuis 2004 qu’il reste au pied d’un podium olympique, ensuite, c’est sur le 400 m 4 nages, une de ses spécialités".

Autre défaite symbolique : sur le 200 pap, il est battu par le Sud-Africain Chad Le Clos.

Troisième course, troisième revers : le relais 4 X 100 est remporté par les Français, c’est la revanche de 2008.

Quatre revanches

La suite sera à la hauteur de son talent. Après l’or en Relais 4 X 200 libre, sa victoire sur le 200 m 4 nages fait de lui le seul nageur à remporter la même épreuve dans trois JO consécutifs.

Touche pas à mon pap

Même nouveau record le lendemain sur le 100 pap. "Ces records lui tiennent à cœur, parce qu’ils sont tout de même lourds de sens, mais ce jour-là, c’est surtout la revanche sur Chad Le Clos qui est capitale pour Phelps" souligne Henveaux.

Une dernière pour la route

Avant de tirer sa révérence, puisqu’il a annoncé sa fin de carrière, le protégé de Bob Bowman va s’adjuger le 4x100 4 nages, ainsi qu’une ligne de plus dans le livre d’histoire du sport mondial : alors que la gymnaste Russe Larissa Latynina avait moissonné 18 médailles olympiques (dont 9 en or), le Glouton du Michigan en est à 22 breloques, dont 18 jaunes.

Thank’s a lot, and goodbye ?

Ce soir-là, l’Aquatic Center de Londres oscille entre les "Hourras" et les larmes. Larmes d’émotion, tant l’instant est grand, magique, quasi surnaturel, historique, mais aussi parce que cette foule qui lui crie son amour et son admiration fait frissonner. Quelques larmes de tristesse aussi, parce que l’hymne américain qu’il fait retentir pour la 18e fois aux Jeux est aussi un chant d’Adieux.

Croit-on !

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