Nikiforov, l'Ange de la météo

Toma Nikiforov avec Frank Peterkenne
2 images
Toma Nikiforov avec Frank Peterkenne - © RTBF.be

Chaque mois, Frank Peterkenne emmène une personnalité " En terrain Inconnu ". Le journaliste et son invité sont initiés à une discipline dont ils ignorent tout. L’émission est aussi une occasion de mettre à l’honneur un sport moins exposé. Dans cette chronique, Frank vous fait part de ses impressions, anecdotes et rencontres récoltées lors du tournage de l’émission.

Ce mois-ci c’est le Judoka, Toma Nikiforov qui s’est prêté au jeu de la découverte mystère.

" Je ne connaissais pas personnellement Toma avant cette émission. Comme pour beaucoup, Nikiforov pour moi c’était une montagne de muscle, déterminée et performante, à en croire son palmarès récent, une belle promesse aussi pour le judo belge.

Pas de chance pour notre tournage, à l’heure de notre rendez-vous, 13h30, la pluie tombe abondamment sur Bruxelles. Je me dis déjà que ce n’était pas une si bonne idée que cela de faire une activité extérieure. J’appelle vite Fred Xhonneux, notre consultant athlé, celui qui va nous initier pour lui demander s’il a un plan B pour moi. Du saut en hauteur ou de la perche, mais en salle …

Mais impossible le délai est trop court, ce sera le marteau, le poids, le javelot et en extérieur.

Toma arrive, à l’heure. Le siège du COIB qui devait servir de simple décor à la scène de la rencontre devient un abri indispensable. Les caméramen, preneur de son, réal et scripte s’affairent pour s’adapter à ce changement de contexte. Toma lui est impassible. Ses 105 kilos de muscles se font plutôt rassurants presque tendre, c’est lui qui nous rassure en nous disant que ce n’est pas grave. Il patiente en regardant les photos du hall, j’attire son attention sur le fait qu’il figure dans ce mur d’images avec sa médaille de Bakou.

On démarre, direction le stade du Sippelberg à 5 kilomètres de là.

En passant devant le stade Roi Baudouin, juste à côté du siège du COIB, il me confie qu’il a assisté au Mémorial Van Damme et qu’il a adoré le spectacle de l’athlétisme. Comme une prémonition. Il évoque aussi Milanov, champion belge du disque, d’origine Bulgare comme lui, mais qu’il n’a jamais rencontré. Il parle d’ailleurs aussi de la Bulgarie et de la fierté de sa famille là-bas qui suit chacun de ses résultats.

La rencontre avec Fred Xhonneux sera riche, les deux hommes parlent le même langage, celui de la pratique du sport. Un respect mutuel et une complicité s’installent d’entrée.

Par miracle, dès que l’on commence l’initiation aux lancers, le ciel se dégage, ouf tout se passera finalement au sec.

Toma y est éblouissant, moi, moins. Y a pas photo, son tour de bras correspond à mon tour de jambe, je me réjouis de ne pas l’avoir emmené faire de la lutte ou du MMA …

Notre Judoka est à l’aise. Avec le sport, avec le tournage, dans les rapports humains. Il s’amuse avec Damien, notre preneur de son dont le sac qui contient son matériel lui fait penser à un vendeur de friandise dans une salle de concert. Pudique, il est presque gêné lorsque je lui demande d’ôter sa veste pour dévoiler son biceps.

18h, fin de tournage. Tout est dans la boîte. Je ramène Toma à sa voiture, il doit filer à l’entraînement à Namur, sa journée n’est pas terminée, tout cela n’était qu’un échauffement, pour lui.

Comme pour chacun des invités, un lien particulier s’est établi. Un lien toujours plus rare, à l’heure ou souvent dans ce métier, les rencontres sont furtives, convenues et devant un panneau pub.

Toma sera un jour médaillé olympique et je pourrai un jour penser que, grâce à ce tournage, je sais en partie pourquoi. Car tout est là chez "Niki" : travail, talent, force, simplicité et humilité ".

Frank Peterkenne

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK