Matthias Casse entame son année olympique au Masters de Doha: "Je sens une forme de pression"

Le judoka belge, Matthias Casse se sent prêt pour le Masters de Doha
Le judoka belge, Matthias Casse se sent prêt pour le Masters de Doha - © DIRK WAEM - BELGA

Il est arrivé au Qatar dans la nuit de vendredi à samedi. Un vol direct depuis Amsterdam, une courte nuit, 1 test PCR et une visioconférence à l’heure du petit dej’… Matthias Casse avait rendez-vous ce matin avec la presse belge pour évoquer son retour à la compétition. Et ca commence fort ! La saison de judo débute par le Masters, un tournoi très relevé qui réunit les 36 meilleurs de chaque catégorie. Doha, la capitale du Qatar organise la compétition du 11 au 13 janvier. C’est le 1er rendez-vous d’une année très chargée pour les judokas. Un calendrier démentiel avec un Euro en avril, des Mondiaux en juin et les JO fin juillet.

"Les jeux olympiques restent le grand but" déclare d’emblée Matthias Casse depuis sa chambre d’hôtel. Le Belge, numéro 1 mondial en -81kg est le dernier vainqueur du Masters. L’Anversois est impatient de retrouver les tatamis et de défendre son titre.

"J’ai connu une bonne préparation" explique le médaillé de bronze des derniers championnats d’Europe. "Nous avons pu faire un stage en Autriche. Ce n’était pas long. Juste 4 jours en décembre, mais ça a fait du bien de pouvoir combattre avec d’autres judokas. Depuis 7 mois, on s’entraîne toujours dans la même bulle, avec les 4 mêmes partenaires. Ce n’est pas très amusant. En Autriche, j’ai pu me mesurer à des adversaires venus de Suède, Suisse, Slovaquie ou de Croatie. Ce ne sont pas les pays les plus forts, mais il y avait suffisamment de partenaires pour avoir des entraînements de qualité".

Chaque tournoi avant les Jeux sera une préparation

Ce stage lui a permis d’enchaîner les combats et de prendre de la confiance avant le Masters. "Chaque tournoi avant les Jeux sera une préparation. Faire des combats pour trouver le rythme" ajoute Matthias Casse qui a dévoilé son programme de compétitions jusqu’à Tokyo. Avec son coach, Mark Van Der Ham, il a décidé de participer à un tournoi par mois. Il commence donc par le Masters à Doha avant d’enchaîner avec le Grand Chelem de Tel Aviv fin février et le Grand Chelem de Tashkent début mars. En avril, l’Anversois tentera de décrocher un nouveau titre européen à l’Euro de Lisbonne (15-18/04). La suite, c’est le Grand Chelem de Paris, déplacé en mai avant un autre grand rendez-vous: les championnats du monde à Budapest du 6 au 13 juin. Matthias Casse fera donc 6 tournois avant les Jeux Olympiques. Une manière de monter en puissance dans la perspective des JO. Sans négliger la gestion du poids et les plages de repos pour être à 100% l’été prochain au Japon.

Matthias Casse est encore jeune. Il n’a que 23 ans mais il sait qu’il est attendu. Ses brillants résultats attirent les sponsors et suscitent l’intérêt des médias flamands et francophones. Le vice-champion du monde est conscient que 2021 est une année capitale dans sa carrière.

Quand je fais une médaille, c’est déjà bien, mais je veux l’or tout le temps

"Je sens qu’il y a une forme de pression" déclare le judoka belge. "ça vient un peu de la presse, mais aussi des gens à mes côtés. Ils ont tous confiance en moi et ils pensent que je vais faire des grandes choses cette année. C’est agréable d’entendre cela, mais je dois encore faire les résultats. Cela dit… Je pense que la pression que je m’impose est encore plus grande que la pression des autres personnes. J’attends des résultats et je m’entraîne très dur pour cela. Je me donne à 100% à chaque entraînement pour être le meilleur. C’est mon but. Quand je fais une médaille, c’est déjà bien, mais je veux l’or tout le temps".

Il est prêt pour le Masters, mais il doit encore travailler pour être au top à Tokyo. Et cela passera par d’autres stages internationaux. Un passage obligé pour briller au plus haut niveau. "Je dois encore progresser. Et la meilleur possibilité d’encore progresser, c’est de faire d'autres stages internationaux" explique Matthias Casse. "Combattre, combattre, combattre avec les autres. J’ai senti qu’on pouvait s’entrainer dur dans la bulle de 5 en Belgique. Mais c’est juste 4 partenaires différents et 4 styles différents. Dans le monde, il y a tellement de styles différents. Par exemple: les Japonais sont très classiques et très forts au kumikata (ndlr: prise de garde). Les Georgiens sont très forts au contact. J’ai besoin de stages et de sentir les autres adversaires. J’aimerais notamment combattre à nouveau contre Tato Grigalashvili. Ce Géorgien qui m’a battu à Prague est le nouveau champion d’Europe de la catégorie".

Retrouver Sami Chouchi en finale, ce serait super!

Après une 5ème place en 2018 et sa victoire en 2019, Matthias Casse participe pour la 3ème fois de sa carrière au Masters. "Je suis prêt à battre tout le monde. On est 36 judokas. Ils sont tous très forts. Il n’y a pas de bon tirage ici. Tous les combats seront durs. Et pourquoi pas retrouver Sami Chouchi en finale, ce serait super !".

Le podium, c’est l’objectif de Matthias Casse et des 4 autres Belges qui ont fait le déplacement au Qatar. Jorre Verstraeten (16 ème mondial en -60kg), Charline Van Snick (9ème mondiale en -52 kg), Sami Chouchi (24ème mondial en -81 kg) et Gabriella Willems (25ème mondiale en -70 kg) participent aussi à cette 1ère compétition de l’année qui se déroule sans public et dans des conditions sanitaires très strictes.

Programme des Belges:

Lundi (11/01) : Jorre Verstraeten (-60kg) / Charline Van Snick (-52kg)

Mardi (12/01) : Matthias Casse (-81kg) / Sami Chouchi (-81kg) / Gabriella Willems (-70kg)

 

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