Gabriella Willems rêve toujours des JO : "Je serai encore plus forte l'an prochain"

Gabriella Willems rêve toujours des JO
Gabriella Willems rêve toujours des JO - © DIRK WAEM - BELGA

 

Si les jeux olympiques auront bien lieu en juillet 2021, de nombreux athlètes, virtuellement qualifiés pour les JO de cet été, sont actuellement dans l’expectative. C’est le cas notamment de Gabriella Willems. La judokate, en grande forme ces dernières semaines comme en atteste sa médaille d’argent (en -70kg) décrochée récemment au prestigieux Open de Düsseldorf, avait pratiquement sa qualification en poche. L’épidémie de coronavirus a toutefois changé la donne. La période de qualification devrait être repoussée d’un an, jusqu'en juin 2021. La Liégeoise, qui a obtenu la permission de s’entraîner à Louvain-la Neuve en tant qu’élite sportive, reste toutefois déterminée : " Les Jeux avaient l’air tellement proches et maintenant ils sont si loin donc je ne sais pas encore dire comment ça va se passer. J’ai beaucoup de questions et pas encore de réponses. Une chose est sûre, je n’ai certainement pas fait une croix sur les JO. Au contraire, je suis encore jeune et je suis convaincue que je vais encore progresser d’ici l’année prochaine. Même si je suis logiquement déçue, mon objectif a juste été reporté d’un an. Ce report était selon moi la bonne décision. Il faut en effet laisser l’opportunité aux athlètes de s’entraîner au maximum et de se préparer dans les meilleures conditions, surtout pour un tel événement. Ce qui n’est évidemment pas le cas actuellement vu le contexte. Maintenir les Jeux cette année n’aurait eu aucun sens pour moi ".

 

A 22 ans, la judokate du club d’Andrimont doit donc prendre son mal en patience. Toutes les compétitions de judo ont en effet été suspendues jusqu'au 30 juin. Heureusement, vu son statut, Gabriella Willems peut s’entraîner régulièrement au Blocry, le centre sportif de Louvain-la-Neuve. " On peut quand même s’estimer heureux de pouvoir continuer à nous entraîner. Ce n’est pas le cas dans d’autres pays. Il faut dire que nous ne sommes pas nombreux à avoir reçu l’autorisation. Ce sont essentiellement les élites sportives qui sont toujours en course pour une qualification pour les jeux olympiques. Je participe donc aux entraînements avec Anne-Sophie Jura, Sophie Berger, Kenneth Van Gansbeke et Jorre Verstraeten. Des entraînements dispensés par deux coaches expérimentés : Cédric Taymans et Frédéric Georgery. Cela nous permet en tout cas de garder un certain niveau en vue des Jeux ".

 

Coronavirus oblige, les entraînements dispensés au Blocry se déroulent selon des règles très strictes en matière d’hygiène comme le souligne Gabriella : " En arrivant à l’entraînement, on prend notre température. On doit évidemment se laver les mains avant de commencer. La porte doit rester fermée. Nos vêtements extérieurs, de même que nos kimonos doivent être propres et lavés à chaque fois. Pendant les entraînements, tous les poids et les élastiques sont désinfectés. Et puis, il faut aussi respecter la distance d’1m50 avec les autres judokas et les entraîneurs ".

 

Dans de telles conditions, on ne peut pas vraiment parler de judo mais plutôt d’entraînements basés sur la condition physique et le travail de fond. " On ne fait plus vraiment de judo. C’est essentiellement de la préparation physique, du cardio et de la musculation. Nous allons également courir sur la nouvelle piste d’athlétisme indoor et puis on procède aussi à l’analyse tactique de certains combats. C’est donc bénéfique pour nous et ça nous permet d’améliorer certains détails. Malheureusement, ça ne remplace pas les entraînements intensifs habituels, ni la compétition. En ce qui concerne le judo à proprement parlé, on effectue principalement des simulations avec des mannequins qui sont plutôt des grandes poupées de sable et s’apparentent donc à des poids morts. ".

 

Malgré ces contraintes et le report de toutes les compétitions, Gabriella Willems garde l’espoir. Elle s’entraîne toujours de manière assidue avec la même envie qu’auparavant. Une expérience qui devrait la rendre plus forte : " J’essaie de ne pas trop me prendre la tête avec ça mais cela fait évidemment réfléchir. De toute façon, nous ne pouvons rien y faire. Il faut surtout respecter les consignes et se montrer patients. Je reste, quoi qu’il arrive, toujours très motivée et il y a de toute façon du positif à en retirer. Il y a beaucoup d'entraide et de la solidarité entre nous. On se sent vraiment soutenu. Ce qui, en cette période, est évidemment très important sur le plan psychologique ".

 

 

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