Voilà pourquoi les Red Panthers ne se fixent plus de limites

D'un côté il y a les Red Lions et leurs innombrables succès. Et derrière, une structure et des moyens. "C'est vrai, affirme Denis Van Damme de la cellule communication de la fédération de hockey. À l'époque, la fédération a pris le parti de beaucoup miser sur les hommes. La base était plus large et le talent plus grand. Une question de budget aussi. Mais depuis quelques années, on a pu placer les filles dans des conditions similaires."

Tout ceci permet aux Panthers de grandir dans le sillage des Lions. Aujourd'hui elles sont 13e mondiales. Et rien ne les arrête. Victoire contre l'Australie (numéro 3 mondiale qui venait de battre les Pays-Bas, FIH 1), succès contre la Nouvelle-Zélande (numéro 6) et enfin face à la Chine (FIH 10). Dans le microcosme du hockey on dit que nos Panthères jouent au-delà de leur classement. Elles jouent le feu. Et rien n'est dû au hasard. Tout ceci est pensé. Il y a d'abord, et c'est moins rationnel, l'inspiration qui vient des Red Lions. "C'est clair, le modèle est pareil, nous dit Felix Denayer le taulier. Mais après, les filles le font super bien. Elles battent des équipes du top mondial."

Résultat, les Red Panthers sont actuellement 3e de la "Pro League" qui rassemble les 9 meilleures nations mondiales. Jill Boon, la nouvelle capitaine des Panthers, a beaucoup observé les Red Lions pour mieux s’en inspirer.

"C'est clair, on voit qu'on peut y arriver. Ce sont un peu nos modèles..."

Mais derrière ce constat, il y a une structure qui a été mise en place depuis quelques années pour permettre aux Panthers d’enfin émerger.  Aujourd’hui, les filles reçoivent le même encadrement. Denis Van Damme : "L'aspect physique, médical, nutrition, mental, tout ça a été élargi aussi pour les filles."

Et derrière, il y a un vrai repérage qui se fait très tôt désormais. Le programme "Be gold". Chaque club envoie ses meilleures joueuses. Les meilleures sont reprises dans ce que l’on appelle le  "District".   Ensuite une nouvelle sélection s’opère et le top du top devient " Be Gold ". Soit les équipes nationales de jeunes. "Résultat , le championnat est plus disputé et plus attrayant, poursuit  Jill Boon."

Cette structure fonctionne. Ambre Ballenghien a 19 ans. Elle  a suivi la filière classique et elle a marqué contre la Chine. Jill Boon le sait , les anciennes ne sont pas éternelles. Et le progrès passe aussi par l'émulation.

"Ca fait partie de l'évolution. C'est une saine émulation. Cela rend le groupe plus fort."

Voilà comment et pourquoi, les Red Panthers grandissent et visent le top. Ne pas se poser de limites c'est déjà progresser. Démonstration dès ce mercredi soir contre les Etats-Unis (18h30, Uccle Sport) ?

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