Simon Vandenbroucke, nouveau gardien des Watducks, a vaincu le coronavirus

Simon Vandenbroucke le nouveau gardien des Watducks est sorti du coronavirus
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Simon Vandenbroucke le nouveau gardien des Watducks est sorti du coronavirus - © Tous droits réservés

Simon Vandenbroucke est sorti de l’hôpital le 13 mai dernier après avoir passé vingt-trois jours dont douze aux soins intensifs du Chirec de Braînel’Alleud. Agé de vingt ans à peine, la nouvelle recrue des Watducks venue du Beerschot pour remplacer Vincent Vanasch nous raconte son calvaire :" Je voudrais d’abord rassurer tout le monde, je vais beaucoup mieux aujourd’hui. Mais c’est vrai que j’ai connu des jours difficiles. En fait pendant le confinement, après une balade à vélo, je me suis senti complètement vide d’énergie, comme si j’avais une chute de tension, la nuit qui a suivi a été assez horrible et je me suis réveillé le lendemain avec quarante degrés de fièvre. Je ne savais plus manger et j’avais l’impression que ma tête allait exploser. Au début je me suis confiné dans ma chambre pour protéger ma famille. Mon état s’aggravait de jour en jour je suis donc allé à l’hôpital. Je pensais vraiment que j’allais rentrer chez moi après un contrôle de routine. Mais ils m’ont gardé car au début, il ne savait pas trop ce que j’avais. Et deux jours plus tard, je me suis retrouvé aux soins intensifs. J’ai dû rester douze jours avec des tubes et des contrôles réguliers de mon cœur. Ensuite je suis retourné en chambre et maintenant je suis de retour à la maison. Une fin heureuse."

Le plus dur, être seul sans sa famille et ses amis

Simon s’est battu et ne s’est jamais posé la question de savoir pourquoi il avait été contaminé car très peu de jeunes en bonne santé comme lui contracte le virus :" C’était dur mais surtout très dur pour ma famille car il ne pouvait pas me rendre visite. Ils recevaient les informations au compte-gouttes. De mon côté, je ne me rendais pas tellement compte de ce qui se passait car j’étais vraiment mal. Je n’avais pas les idées super-claires. Je ne me suis jamais dit que la fin pouvait être proche. J’ai toujours reçu beaucoup de soutien de ma famille, de ma petite copine qui a été incroyable, de mes proches et même des personnes un peu plus lointaines, tout cela m’a donné beaucoup de force Je crois que cette situation était plus dure pour eux que pour moi. Ma santé est excellente de base, je ne sais pas si je suis une exception mais en tout cas c’est la preuve que cette maladie peut frapper tout le monde…"

Un ou deux pour cent !

" Je crois que le fait d’être sportif a peut-être fait que ma santé est un ou deux pour cent supérieurs à une personne qui n’est pas sportive de base et c’est peut-être grâce à cela que je peux vous parler aujourd’hui. Mais je pense que la bataille contre la maladie a surtout été menée par les médecins et les infirmières qui travaillaient jour et nuit pour m’administrer des soins. C’est surtout eux qui ont fait le plus gros de la bataille."*

Et maintenant ?

Simon continue son récit :" Le jour où je suis rentré chez moi a été une vraie délivrance, je ne trouve pas les mots. J’ai pris un peu de temps pour comprendre que j’étais chez moi. C’est un plaisir de pouvoir descendre dans le jardin et de ne pas être confiné dans une petite chambre d’hôpital. "

Aujourd’hui, Simon se repose et ne pense pas trop à demain : "Je ne sais pas trop ce qui va se passer, j’ai encore de nombreux rendez-vous chez les médecins et spécialement chez le cardiologue car mon cœur est l’organe qui a été le plus touché. J’espère bien sûr être d’aplomb le plus vite possible, mais il ne faut pas brûler les étapes, je vais suivre à la lettre ce que les médecins me disent. J’espère pouvoir reprendre avec mes nouveaux équipiers du Watducks au mois d’août mais je vais vraiment suivre les conseils des spécialistes. Jouer gardien au Watducks est un rêve qui se réalise, j’ai fait toute ma jeunesse dans ce club et j’ai toujours regardé l’équipe première avec des étoiles dans les yeux. Revenir dans une équipe aussi compétitive que Waterloo avec un projet à court terme et un autre à long terme c’est un super challenge."

Un dernier message

Simon peut maintenant se consacrer à sa carrière mais cette épreuve lui a révélé et confirmé certaines valeurs :" Il n’y a pas de changement drastique mais des petites choses comme se rendre compte que l’on a de la chance de vivre dans un bel environnement, d’avoir sa famille proche de soi, ma petite copine, mes amis, simplement de savoir que l’on peut les voir et que l’on n’est pas tout seul. Ce ne sont pas des changements mais une prise de conscience de la chance qu’on a." Il livre deux derniers messages :" D’abord, personne n’est à l’abri de cette maladie. Tout le monde, les jeunes comme les plus âgés qui se croient en pleine santé peuvent être contaminés. Il ne faut vraiment pas rigoler et suivre les consignes à la lettre pour stopper ou du moins ralentir cette épidémie. Mon deuxième message va au personnel soignant qui fait un travail incroyable, j’ai reçu énormément de soutien de leur part ; chaque fois qu’ils entraient dans ma chambre, ils arrivaient avec des sourires, me remontaient le moral, ils prenaient du temps de leur pose pour rester avec moi et me parler et se soucier de mon état. Je répète, ils font vraiment un travail exceptionnel. Je remercie aussi tous mes proches pour tous les messages de soutien et toutes les petites attentions qu’ils ont eues pour moi. Tout cela m’a donné beaucoup de force pour affronter cette petite étape qui maintenant je l’espère est finie."