Red Lions: Un juste retour des choses!

Red Lions: Un juste retour des choses!
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Il était écrit que nos Red Lions allaient décrocher leur premier titre majeur au bout du suspense. Après 3 finales perdues, il aurait été trop simple que cette finale se résume à une simple formalité. Tant pis pour nous, pauvres supporters, qui avons dû vivre ce moment de stress intense. Tant pis pour eux, supporters neutres, qui n’auront sans doute pas assisté à la plus belle rencontre de ce mondial. Tant pis pour nos joueurs, qui se se sont cru, tour à tour, perdants, champions du monde à tort, et enfin champions du monde pour de bon.

Les Belges ont à nouveau fait preuve d’une force de caractère extraordinaire. Qui n’a pas imaginé, qu’à 2-0 aux Shoots-Out pour les Pays-Bas, ils allaient à nouveau passer à coté de la montre en or? Qui ne s’est pas dit, après que l’arbitre ait annulé le shoot-Out d’Arthur De Sloover qui devait nous offrir le titre, que notre chance était passée? Qui? La réponse est simple: les Red Lions eux-mêmes.

Mais comment douter de la force mentale d’un groupe qui compose depuis des années avec le hockey de haut niveau, la vie estudiantine, la vie professionnelle et la vie familiale. Des sacrifices si peu récompensés durant des années. Comme quoi, le travail paye toujours et la vie est parfois simplement juste.

Juste, en tout cas, pour ceux qui s’en donnent les moyens. Et le rôle de Marc Coudron, président de la fédération, est à souligner. Recordman de sélections à l’époque où il prend en main le destin du hockey belge en 2005, il n’a cessé d’augmenter les objectifs de ces Red Lions au fur et à mesure des années. Retour aux JO, médailles, titre mondial, il avait prédit chaque étape de l’ascension de ses joueurs, au risque parfois de passer pour un doux rêveur à l’époque.

Mais que l’on ne s’y trompe pas. La chance n’a que peu joué son rôle aléatoire. Fort de sa longue expérience, le Bruxellois a su mettre en place une structure efficace, basée sur la détection des meilleurs jeunes, leur formation et un encadrement de qualité.

Une réussite à laquelle il faut aussi ajouter les clubs! Au delà de leur rôle de premier formateur des Red Lions, ils ont accepté depuis des années que leurs joueurs (pourtant sous contrat) soient libérés pour l’équipe nationale (plusieurs entraînements hebdomadaires, stages, tournois,…). Bien sûr, tout ne fut pas toujours simple. Mais le jeu en valait la chandelle.

Comment, également, ne pas avoir une pensée émue pour John-John Dohmen et Manu Stockbroeckx. Respectivement malade et blessé, ces 2 cadres ont dû se résoudre à déclarer forfait en pleine Coupe du Monde. Nul doute que ce titre les remplit de joie. Mais, malgré leur bonheur affiché, on ose imaginer les regrets de n’avoir été sur le terrain en ce dimanche après-midi, eux qui ont tant donné depuis des années!

Et enfin, faut il préciser l’importance du coach Shane McLeod ? Oui, car sa discrétion le fait parfois passer au second plan (ce qu’il souhaite d’ailleurs). Pourtant, depuis son arrivée quelques mois avant le JO 2016, le Néo-Zélandais n’a cessé de faire progresser son équipe en lui donnant la confiance nécessaire.

Et maintenant?

Désormais lié à vie par leur périple indien, il semble acquis que ce groupe restera pratiquement inchangé d’ici 2020. Deux années qui seront marquées par un Euro, organisé à Anvers l’été prochain, et les JO à Tokyo.

A l’époque où ils devaient s’expliquer sur les raisons de ces finales perdues, tous soutenaient que le premier titre était le plus dur à obtenir. Et que d’autres suivraient naturellement ensuite.

Ce premier sacre est aujourd’hui réalité!  Vivement la suite.

En attendant, au cas où le futur ne soit pas aussi radieux, ne boudons pas notre plaisir de le répéter encore et encore: NOUS SOMMES CHAMPIONS DU MONDE!

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