Red Lions : Tout bonus pour l'Euro !

Christophe Reculez et les Red Lions
Christophe Reculez et les Red Lions - © RTBF - Belga

On en avait presque perdu l’habitude ! Depuis leur sacre mondial en décembre dernier, les Red Lions surfaient sur une vague de compliments et de superlatifs. Et surtout, après avoir si souvent connu la déception d’une finale perdue (Deux à l’Euro et une aux JO), on pensait cette malédiction passée. Et pourtant, ils ont bel et bien été battus !

Mais tout porte à croire que cette défaite sera bénéfique sur le long terme et qu’il faut très largement relativiser celle-ci.

Tout d’abord, l’Australie est une équipe du top mondial et l’a prouvé hier. Plus physiques, plus incisifs, ils n’ont certainement pas volé ce titre. L’absence du capitaine Thomas Briels (commotion en demi-finale) et du meilleur joueur du monde Arthur Van Doren (coup sur le genou en début de rencontre) ne leur a évidemment pas simplifié la tâche. Preuve, s’il en est, que même les champions du monde doivent prester à 100% pour espérer battre une formation de ce calibre. De l’aveu de nombreux joueurs après la rencontre, c’est une belle façon de retomber les pieds sur terre. Tout comme la volonté de récupérer la place de numéro 1 mondial (désormais entre les mains australiennes) sera une belle source de motivation dans les mois à venir.

Ensuite, on ne va pas s’en cacher, cette nouvelle compétition n’a pas encore acquis ses lettres de noblesse. On est évidemment bien loin de la déception olympienne de 2016 et celle-ci sera bien plus facile à digérer.

Et enfin, dans l’optique de l’Euro à venir (du 16 au 25 aout prochain à Anvers), il n’est sans doute pas dramatique de perdre contre l’Australie. Sauf changement géopolitique brutal, les australiens ne disputeront pas le prochain championnat d’Europe. Par contre, nos plus grands rivaux, les Pays-Bas, y seront ! Et en les battant en demi-finale vendredi, devant leur public, nul doute que les Red Lions ont marqué des points sur le terrain psychologique.

Néanmoins, il faudra gérer la fatigue suite à ces 6 mois de compétitions intenses.

Bien sûr, cette nouvelle Pro League, venue remplacer les joutes amicales et autres tournois secondaires, aura permis aux Red Lions de disputer des rencontres de hauts niveaux. Tous s’en réjouissent, tout en admettant que cette formule, si elle n’augmente pas le nombre de matchs, étale ceux-ci sur une durée plus longue et offre moins de plages de repos.

Le staff de notre équipe nationale s’y était préparé. Les effets du décalage horaire avaient été étudiés (même les Diables rouges les y ont aidé en leur prêtant leurs fameuses lunettes "anti-jet lag"), le groupe de joueurs a beaucoup tourné, mais cela reste une nouveauté pour le monde du hockey qui doit encore s’y habituer.

Autre bémol de cette compétition : l’affluence.

La volonté de la fédération mondiale, en instaurant ce système de rencontre "à domicile", était d’attirer les foules et proposer aux télévisions de belles images (Ce qui n’est que rarement le cas dans les tournois "classiques" où seul le pays hôte parvient à remplir les tribunes).

Sur ce point, on peut se montrer encore sceptique. Les stades étaient rarement pleins et la Belgique n’a pas fait exception. Attirer 2 à 3000 personnes à 7 reprises en l’espace de quelques semaines, même pour des champions du monde, cela reste très compliqué.

Mais les supporters se sont sans doute réservés pour l’Euro à venir. Les ventes de billets semblent en tout cas l’indiquer !

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