Red Lions : La pression du favori !

Edito de Christophe Reculez
Edito de Christophe Reculez - © RTBF et Belga

Durant 10 jours, le monde du hockey belge – et, il l’espère, un public beaucoup plus large – vivra au rythme de ses équipes nationales ! 10 jours de hockey intense que la fédération belge espère une réussite comme ce fut le cas il y a 6 ans lors du dernier euro organisé chez nous (à Boom en 2013). Mais sans doute avec une fin plus heureuse sur le terrain pour ces messieurs…

Et tout porte à croire que ce sera le cas. Champions du monde, possédant dans ses rangs le meilleur joueur et gardien du monde (Arthur Van Doren et Vincent Vanasch) sur qui repose une défense de fer – base indéniable du sacre mondial – les Red Lions ont clairement tout en main pour enfin décrocher un titre européen. Un titre dont on a longtemps cru qu’il serait le premier à tomber dans l’escarcelle de nos joueurs. Au final, cela aura été le plus souvent un rendez-vous manqué.

En 2013, devant leur public venu en masse dans une enceinte de près de 9000 places (une première pour le hockey), les Red Lions s’étaient inclinés en finale face à l’Allemagne (1-3) alors qu’ils avaient ouvert le score. Mais, avec le recul et la déception passée, cette médaille d’argent se révélaient être une réelle performance et un premier pas vers les sommets.

Par contre, les mines étaient bien plus déconfites en 2015 à Londres où nos Red Lions ne finissaient que 5ème. Seul point positif : cette contre-performance a précipité le départ du trop strict coach néerlandais Jeroen Delmée, remplacé par le fin psychologue Néo-Zélandais Shane McLeod. La fédération se félicite encore aujourd’hui de ce choix !

Deux ans plus tard à Amsterdam, l’amertume était encore au rendez-vous malgré une nouvelle médaille d’argent décrochée. Après avoir mené de 2 buts, ils s’inclinent en finale face aux Pays-Bas et leur public survolté. De quoi s’offrir l’étiquette d’éternel " loser " que les Red Lions n’arriveront à décoller qu’un an plus tard au mondial.

Bref, l’histoire entre la Belgique et l’Euro reste mitigée dans la tête des joueurs. Et nul doute qu’ils ont à cœur de rectifier le tir.

Et pourtant, il y a une différence notable entre ces compétitions passées et celle qui les attend dès aujourd’hui : le rôle de favori !

Certes, nos Red Lions font, depuis longtemps maintenant, office d’outsiders ou de potentiels vainqueurs mais le rôle de chouchou des bookmakers était toujours réservé aux autres nations. Depuis le titre mondial, la donne a changé. Et, en toute logique, nos adversaires ne se gênent pas pour nous pointer comme tel. Mais peut-on leur donner tort ?

Bien entendu, il faudra se méfier des Néerlandais mais nos voisins peinent à battre notre équipe nationale lors des matchs à réels enjeux depuis 2 ans.

Bien sûr, l’Allemagne reste toujours dangereuse dans un tournoi officiel mais elle connaît un creux depuis plusieurs années.

Et enfin, une surprise venant d’Angleterre ou d’Espagne est toujours possible mais peu probable.

En conclusion, avec en plus l’apport de leurs supporters, tous les voyants sont au vert pour enfin remporter ce titre européen. Il est un fait évident que le hockey de haut niveau se joue sur des détails et que beaucoup de paramètres, prévisibles ou non, pourraient venir perturber ce destin heureux. Mais les Red ont atteint un tel niveau de jeu que seule une victoire finale pourrait venir rassasier leur appétit et celui de leurs supporters, devenus de plus en plus exigeants.

Sans compter que si les Belges remportent leur Euro, ils décrocheraient aussi leur ticket pour les JO de Tokyo sans passer par des qualificatifs plus hasardeux.

Une participation olympique qui est devenue une évidence, pour ne pas dire une obligation.

Alors, tant qu’à faire, autant se l’assurer tout de suite !

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK