Les Red Lions rempliront-ils la Grand-Place ce mardi midi ?

Les Red Lions ont remporté la Coupe du Monde dimanche en Inde en battant en finale les Pays-Bas. C’est la première fois qu’une équipe masculine est championne du monde dans un sport collectif.

Thomas Van den Balck, ancien capitaine des Red Lions, qui a participé à la campagne des Belges aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, et consultant hockey de la RTBF sera ce mardi midi sur la Grand-Place pour fêter les tout récents champions du monde.

"J’irai même avec mon fils. Je pense que je me dois d’y aller, c’est un moment unique, c’est un privilège énorme que la Ville de Bruxelles fait à l’équipe nationale de hockey en pouvant se montrer comme ça sur la Grand-Place. C’est un moment historique, non seulement pour la Grand-Place, mais aussi d’avoir gagné la Coupe du Monde."

Reste à voir s'il y aura assez de supporters pour la remplir : "Je pense qu’on peut réussir à la remplir. Malheureusement, c’est vrai que nous ne sommes pas comme le foot, mais l’important c’est de le faire".

Malheureusement, le hockey n’est pas encore assez médiatisé

Le grand public ne connaît finalement pas bien cette équipe championne du monde. On connaît quelques noms mais on est évidemment loin de la starification des Diables rouges. "Le monde sportif belge connaît effectivement John-John Dohmen, Arthur Van Doren et Vincent Vanasch, ces trois joueurs qui ont déjà été élus internationalement meilleurs joueurs et meilleur gardien (pour Vanasch, ndlr) du monde. Ils ont été reconnus mondialement, donc ceux-là sont déjà connus. Malheureusement, le hockey n’est pas encore assez médiatisé comme le sont le football et le basket. Si on prend ces deux sports collectifs, qui sont encore au-dessus de nous du point de vue des médias, chacun d’eux a des retransmissions en direct permanentes avec des émissions sur les différentes chaînes et des résumés, ce qu’on connaît moins actuellement au hockey, même si les chaînes privées retransmettent un match par week-end par exemple."

Parce que le hockey est moins facile à suivre à la télévision ? "Il est peut-être moins facile à suivre au début, mais une fois qu’on l’a suivi trois ou quatre fois, je pense que ça peut aller plus vite. Les sports comme le basket ou le football vont un peu moins vite et la balle est plus grande. En hockey, ça va beaucoup plus vite, la balle est plus petite, et donc ça demande peut-être plus d’investissements. Comme il n’y a malheureusement pas de return pour les médias, ils investissent moins pour l’instant" conclut l'ancien défenseur international.

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