Le Watducks champion d'Europe : Oui, c'est une surprise !

Il est évident que cette première victoire en EHL pour un club belge démontre l’incroyable bonne santé de notre hockey. Mais que l’on ne s’y trompe pas : si le sacre des Red Lions à la Coupe du monde était pressenti, celui en coupe d’Europe est une surprise ! Et en particulier venant du Waterloo Ducks.

Non que les Waterlootois soient dénués de qualités mais ils étaient au fond du trou en arrivant à Eindhoven. Le week-end précédent, ils avaient en partie hypothéqué leur saison en s’inclinant lourdement (4-1) lors du match aller des ¼ de finale face aux Anversois du Dragon. Une réunion de crise avait même été organisée durant la semaine.

Les circonstances, durant ce tournoi européen, n’ont pas non plus été en leur faveur. 3 séances de shoot-outs (en huitième, quart et demi-finale) toujours sujettes en partie au hasard et Simon Gougnard (champion du monde et moteur de cette équipe) blessé après 5 minutes en finale, les éléments semblaient se liguer contre eux. Le tout face à une équipe allemande, en toute franchise, plus forte. S’il fallait rejouer cette finale dix fois, Cologne s’imposerait sans doute neuf fois. Bref, personne n’aurait mis une pièce sur leur exploit de lundi ! Et pourtant…

Comme parfois en sport, lorsque rien ne va dans le bon sens, un groupe peut y puiser des ressources inconnues. Les Waterlootois ont l’habitude, en Belgique, de dominer leurs adversaires. Mais dans cette finale historique, ils ont dû faire preuve de courage et de combativité, en prouvant que le bleu de travail peut aussi parfois briller. Seul un homme avait tout de même décidé de sortir son smoking : Vincent Vanasch !

Le gardien de l’équipe nationale, élu meilleur mondialement à son poste en 2017 et 2018, a inondé de son talent le terrain d’Eindhoven. Sortir vainqueur de huit shoot-outs sur treize en trois séances, il a multiplié les arrêts durant cette finale et n’a sans doute jamais été aussi fort dans sa carrière. Une plénitude de bon augure à quelques mois de l’Euro (organisé à Anvers) !

A 31 ans, et malgré son caractère de bosseur infatigable, "The wall" n’a qu’un leitmotiv : prendre du plaisir ! On croit presque deviner son habituel sourire à travers la grille de son casque. Pour preuve, en demi-finale, alors que la tension était à son comble avant les shoot-outs, il n’a pas hésité à plaisanter avec le gardien adverse. Une décontraction, source pourtant de concentration, qui a porté son équipe et, en particulier, les nombreux jeunes qui la composent ! Des jeunes dont on pouvait douter de la résistance à la pression et qui ont été l’autre grande satisfaction de ce titre !

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