Le hockey belge joue la carte de la solidarité envers ses propres clubs

L’une des particularités du hockey c’est la gratuité qui, chaque dimanche, s’installe autour des terrains. De la division d’honneur à l’échelon le plus bas, l’entrée est totalement gratuite. Les clubs vivent donc essentiellement des cotisations de leurs membres, des rentrées liées à la buvette, la vente des sandwiches, des hamburgers et, bien sûr, l’organisation des stages et des tournois. Or, en cette période, les rentrées sont nulles. La fédération belge a pris le parti de jouer la carte de la solidarité. " Nous demandons à tous les membres de ne pas réclamer de cotisations à leur club, nous dit Marc Coudron le président de la fédération. "

Et ce même si le championnat s’est interrompu quasiment aux 3/4. " Il est important que chaque membre fasse preuve de solidarité. C’est une période difficile. Quand un joueur est blessé pendant deux ou trois matches, il ne réclame pas un remboursement de cotisation. Ici c’est un peu la même chose. "

Le Pingouin va encore plus loin

C’est d’autant plus vrai que si les rentrées sont nulles pour l’instant, la majeure partie des clubs s’appuie sur des professionnels pour encadrer et former les jeunes. Au Pingouin Club de Nivelles (2e échelon national et qui s’appuie sur 1000 membres), il est, à titre d’exemple, très difficile de joindre les deux bouts.

" Chez nous, nous avons deux professionnels qui sont passés au chômage économique, nous dit Mathieu Bertrand, le coordinateur sportif du club. Il y a aussi des bénévoles et ceux qui ont une activité complémentaire. Ceux-là ont encore une roue de secours. Et puis il y a nos indépendants (Anouk Raes et Maxime Bertrand) qui vivent exclusivement du hockey. Pour eux, c’est plus compliqué car les compensations sont petites. On veut essayer de compléter leur salaire mensuel."

Raison pour laquelle le Club a demandé à ses membres d’effectuer, sur base volontaire, un don financier sur le site https://fr.tipeee.com/lepingouin/.

"Tous les revenus liés au club sont désormais nuls. Et puis il y a les événements que l’on ne va plus organiser. Les stages, la marche de l’empereur, les tournois inter-membres… La perte oscille entre 50 mille et 80 mille euros. "