La vidéo: fin des sifflets contre l'arbitre?

Sebastien Duterme, un arbitre de hockey à l'initiative de l'usage de la vidéo
Sebastien Duterme, un arbitre de hockey à l'initiative de l'usage de la vidéo - © Facebook

Ah les troisièmes mi-temps arrosée... où on refait le match... où on critique l'arbitrage... Et bien ce week-end en hockey sur gazon grâce à l'usage de la vidéo ces discussions seront terminées!

Une trêve de la critique (souvent) facile que l'on doit à Sebastien Duterme, l'un des meilleurs arbitres belges de hockey sur gazon. "On va les réduire ces discussions oui. Mais il faut savoir que l'appel à la vidéo n'est possible que pour les finales des play-offs (elles ont lieu ce week-end à Leuven). Car ce n'est qu'à cet endroit là que les matchs sont télévisés. Pendant tout le championnat, on n'a pas l'appel à la vidéo."

Usage de la vidéo: une première européenne!

C'est en fait déjà unique en Europe de voir un match de championnat de hockey faire l'usage de la vidéo. Les raisons sont financières. En hockey, il n'y a pas de droit télé comme en football. Pourtant, contrairement au monde du foot souvent frileux, le monde du hockey accueille la vidéo "comme un miracle de Noël": "Tout le monde était d'accord quand j'ai lancé le projet. Les clubs, les joueurs, la fédération,... J'ai pris aussi contact avec les télévisions pour voir si techniquement c'était possible. Ils étaient tous pour". Et vu que la Belgique a franchi le pas, les Pays-Bas et l'Allemagne font de même.

Enjeu grandissant

Inutile de le rappeler, le hockey en Belgique grandit aussi vite qu'un nourrisson file vers l'adolescence. Mais comme l'ado, le hockey a de plus en plus de besoins. Les clubs cassent leur tirelire pour attirer les meilleurs joueurs du pays voir de la planète hockey. Du coup une erreur d'arbitrage peut avoir des conséquences lourdes sur le budget d'un club. " C'est vrai que grâce à la vidéo, on a toujours une sécurité", admet Sébastien Duterme. "Si on ne voit pas la faute et que la décision influence la suite de la rencontre, c'est très bien de donner la possibilité aux joueurs où aux arbitres d'utiliser la vidéo et de pouvoir prendre la décision la plus juste"

Ce week-end, c'est le titre en jeu chez les dames et chez les messieurs. Il y a aussi un ticket pour l'EHL (la coupe d'Europe) à décrocher.

L'erreur reste humaine

Une bonne décision mais peut-être pas LA bonne décision. Pour utiliser la vidéo, il faut un homme. Cet homme fait une interprétation. Et cette interprétation est par définition contestable. Il ne faut donc pas oublier que derrière le sifflet ne se cache pas une machine, mais toujours un homme passionné. "J’arbitre pour l'amour du sport, faire appliquer les règles, faire comprendre aux joueurs qu'on est là pour les aider et pour participer à notre manière au match".

Les finales des play-offs c'est tout le week-end à Leuven.

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