"La remontée face à l'Allemagne, un très beau moment de l'histoire du hockey"

Shane McLeod a connu une journée bien remplie vendredi à préparer avec ses Red Lions la 3e finale continentale de la Belgique, la sixième grande finale internationale depuis que l'entraîneur néo-zélandais a repris l'équipe messieurs en octobre 2015.

Une journée passée avec ses joueurs afin de les mettre sur le bon chemin avant d'affronter l'Espagne, samedi soir, et tenter de décrocher pour le hockey belge un premier trophée européen. "La plus grande partie du job, outre les analyses techniques, consiste à retirer de leur esprit ce qui s'est déroulé jeudi soir en demi-finales et de déjà les mettre en situation pour samedi, ce qui n'est pas une tâche facile", a expliqué vendredi McLeod. Le technicien de 49 ans est également revenu sur la remontée de ses joueurs. Menés 0-2 à la mi-temps par les Allemands jeudi soir, les Red Lions ont en effet résorbé ce retard avant de l'emporter 4-2 et ainsi se hisser en finale de leur Euro.

"Ce sont les circonstances de match qui ont rendu ce duel formidable", a dit le mentor des Red Lions. "Aussi la manière dont les joueurs se sont comportés et se sont tenus à leur objectif. Le public a également joué un grand rôle. On a vu comme il s'est investi et était ravi de jouer le douzième homme. Je trouve que c'est l'un des très beaux moments de l'histoire du hockey. Une publicité fantastique pour le sport en général. C'est l'une des raisons pour laquelle j'adore le hockey. Je m'y épanouis et suis chanceux de pouvoir faire ce job. Ce qui attire vraiment les gens, c'est l'émotion dans le sport, l'imprévisibilité. Et ce fut le cas jeudi soir contre l'Allemagne. Outre notre victoire, il y aussi l'incroyable défaite de nos adversaires. C'est aussi cela la beauté du sport."

Selon plusieurs joueurs belges, leur coach a réussi à trouver les mots justes à la mi-temps. Calmement, comme à son habitude. "Je leur ai dit que le prochain goal était important, dans un sens comme dans l'autre. Je n'ai rien dit de spécial, comme si la situation était normale. Ils étaient sur la bonne voie, il fallait juste les rassurer."

Pour McLeod aussi, l'un des moments clé du match s'est joué lorsque son gardien Vincent Vanasch a réclamé l'assistance vidéo alors qu'un penalty stroke venait d'être sifflé. "Ce détail a fait la différence. Cela fait six mois qu'on avait remarqué que les Allemands bloquaient la balle sur pc de cette manière en Pro League. Mais on avait décidé de le garder pour une occasion spéciale et de l'employer quand c'était nécessaire. Ce que Vincent a parfaitement fait. Ce gars est vraiment d'une autre planète", a expliqué en plaisantant le meilleur entraîneur mondial de l'année.

Contre l'Espagne, battue 5-0 par la Belgique en phase de poules, les Red Lions partiront avec une feuille blanche. "Ce sera un match différent. Des meneurs de jeu comme Lleonnart et Gonzalez vont hausser leur niveau. Il faudra les tenir à l'œil. Mais si nous gardons le contrôle de la balle comme vendredi dernier, nous ne devrions pas être mis trop en difficulté", a conclu McLeod, qui a confirmé mettre fin à sa fonction à la fin de son contrat, en septembre 2020, soit juste après les JO de Tokyo. "Après les Jeux, je retournerai en effet durant un an avec mon épouse dans mon pays en Nouvelle-Zélande", a-t-il encore clarifié.

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