L’Euro des Red Panthers : place à la jeunesse

C’est peu dire que les Red Panthers ont connu des années difficiles, très difficiles. Absentes des JO depuis 2012 (alors qu’on les pensait lancées dans le sillage de leurs homologues masculins à l’époque), le point culminant des déceptions reste le dernier Euro, en 2019 devant leur public, achevé en phase de poule. La cruelle désillusion d’avoir manqué les JO de Tokyo, lors d’une double confrontation face à la Chine perdue aux Shoot-Outs deux mois plus tard, n’aura été que confirmation de ces revers à répétions.

Et face à ce constat, d’une brisure psychologique face à autant de déception, la direction technique a pris une décision radicale : renouveler l’effectif, faire place à la jeunesse et tenter de repartir de l’avant.

Si on peut regretter le manque d’élégance – au vu des sacrifices consentis durant des années - au moment de signifier les retraites internationales imposées à certaines cadres (Anouk Raes, Jill Boon et Emilie Sinia en tête), force est de constater que ces changements ont amené un réel vent de fraicheur.

Combiné au départ du très décrié coach néerlandais Niels Thijssen (remplacé par son compatriote Raoul Ehren), les Red Panthers proposent depuis plusieurs mois un visage rafraichissant. Offensive, sans complexe, sans le poids du passé sur les épaules, cette nouvelle génération s’est offert quelques résultats probants en Pro-League et en match amical qui laissent présager des jours meilleurs.

Ambre Ballenghien, Justine Rasir, Charlotte Englebert, Hélène Brasseur, autant de nouveaux noms - pour le grand public en tout cas – qui doivent permettre aux belges de poursuivre une marche en avant stoppée depuis trop longtemps.

Reste que, comme toujours, la jeunesse a les défauts de ses qualités. Pour ces joueuses, Amsterdam 2021 sera une première dans un grand tournoi. L’inexpérience pourrait jouer en leur défaveur. Mais, à la différence des derniers rendez-vous, il n’y aura aucune pression sur cette équipe. Avec, dans sa poule, l’Allemagne (4ème mondiale) et l’Angleterre (5ème), se qualifier pour les demi-finales serait un véritable exploit.

Autre point positif : Comme chez les hommes, les favorites – hormis les Pays-Bas, pays hôte et largement au-dessus du lot - ne seront sans doute pas à 100% de leurs capacités. Pour ces équipes, les regards sont déjà tournés vers Tokyo et les pics de forme prévus en ce sens.

Et enfin, malgré des années difficiles, le stade amstellodamois a été le théâtre du dernier exploit des Red Panthers. En 2017, contre toute attente, les belges s’étaient hissées en finale. Un exploit qui n’aura été, au final, qu’un arbre au milieu du désert mais qui pourrait servir de source d’inspiration.

Nul doute que les Red Panthers, version 2021, signeraient des deux mains pour un tel résultat. 

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