John John Dohmen, le Red Lion aux 400 capes : "A mes débuts on était tous amateurs et nulle part au classement, tout a changé"

John John Dohmen, cadre historique des Red Lions, a atteint le cap symbolique des 400 capes ce samedi face à l’Espagne. Comme souvent ce genre de moment fait resurgir les souvenirs.

"C’est impressionnant. C’est un chiffre qui n’est pratiquement jamais atteint dans le hockey. On se remémore plein de choses quand on atteint ce genre de 'record' : le premier match, les premiers entraînements, les moments décisifs de la vie de l’équipe et aussi les moments marrants qu’on a vécus. Que des bons souvenirs"

Quand il regarde dans le rétroviseur et se projette en 2005, année de ses débuts internationaux, il constate tout le chemin parcouru par le hockey belge. Championne d’Europe et du monde, médaillée d’argent aux JO, cette génération a presque tout gagné. "Tout a changé. On est une équipe plus professionnelle, plus structurée. On a plus d’ambitions et plus de pression sur les épaules. On s’entraîne et joue différemment. On joue avec plus de conscience. On sait ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Avant, on était nulle part au classement mondial, on était tous à amateurs. On était passionné mais on n’avait pas de plans pour battre les meilleures nations. On a dû tout découvrir par nous-mêmes. C’est une grande fierté pour moi et pour ce groupe d’avoir pu accomplir tout ça. Pendant longtemps on a été une équipe avec une moyenne d’âge très basse et avec peu d’expérience. Aujourd’hui, il y a beaucoup de gars qui sont autour des 300 sélections. Il n’y a pas que moi qui aie tiré ce groupe vers le haut. Ce qui est magnifique, c’est que presque aucun n’a lâché le train en marche".

Jusqu’où ira-t-il, il ne le sait pas encore. "Depuis le début de ma carrière mes objectifs viennent au fur et à mesure. Les 400 capes, je n’ai jamais pensé y arriver. C’est devenu un objectif quand je m’en suis rapproché. Je ne sais pas dire quel sera le prochain. Je sais que le record du monde est de 453 (propriété du Néerlandais Teun de Nooijer, ndlr). Ça me parait encore très très loin. Cela veut dire jouer minimum deux ans de plus, donc ça me paraît énorme. On verra bien, tout est possible"

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