Hockey : le périple étonnant du Léopold en EHL

Après avoir vu l'édition 2020 annulée, le Léopold s'apprête à -enfin- retrouver la scène européenne avec le retour de l'EHL (La ligue des Champions du hockey) dès ce samedi du côté d'Amsterdam. Une édition remaniée et rabotée puisqu’elle débutera directement par des demi-finales entre les champions des quatre championnats majeurs. "On a presque fini par penser qu'on ne la disputerait jamais", plaisante John Verdussen, capitaine emblématique du Léo.  "Et ce jusqu'à la semaine dernière encore, quand on a vu les changements de réglementations en termes de voyage à l'étranger, on a eu peur de voir la compétition nous passer sous le nez. Heureusement, malgré quelques désagréments, on sera bien sur place".

Avec la quarantaine désormais imposée après un voyage à l'étranger dépassant les 48 heures, le club était devant un véritable problème: en cas de défaite en demi-finale samedi, pas de souci, la petite finale se disputant le dimanche, les joueurs auront le temps de revenir en Belgique endéans ces fameuses 48 heures. Mais en cas de qualification, ce que l'on peut évidemment souhaiter aux bruxellois, la finale se disputera le lundi. La quarantaine deviendrait donc incontournable mais incompatible avec un groupe ne comprenant que quelques joueurs totalement professionnels.

"Je suis kiné, j'ai des patients à soigner et je ne peux me permettre d'être absent plusieurs jours", explique le défenseur ucclois. "On a également notre match de championnat à préparer le weekend suivant. Sans compter que beaucoup de nos jeunes joueurs en équipe première sont partie prenante des stages organisés par le club durant les vacances de Pâques qui débuteront lundi. Leur absence constituerait un réel manque pour nos jeunes. Bref, une quarantaine était totalement inenvisageable."

Il a donc fallu trouver une astuce et celle-ci viendra par de nombreux kilomètres. "Tout d'abord, nous arriverons vendredi en soirée à Amsterdam alors que, normalement, l'EHL nous demande d'être là plus tôt", explique le coach Robin Geens. "En cas de qualification pour la finale, nous n'aurons pas le choix: nous devrons revenir en Belgique le samedi soir. Mais, comme on doit respecter une bulle sanitaire, hors de question pour les joueurs de retourner chez eux. Nous logerons donc dans un hôtel, sans doute dans la région anversoise pour éviter les kilomètres, et reviendrons le dimanche soir à Amsterdam pour disputer la finale le lendemain. Bref, on passe la frontière pour montrer patte blanche. C'est assez fou d'autant que les participants espagnols et allemands n'ont pas toutes ces contraintes."

Un dispositif qui a aussi un autre inconvénient: Les Léomen n'auront pas l'occasion de s'entrainer sur le terrain amstellodamois avant ses rencontres et devront donc appréhender les spécificités de ce terrain directement durant le match.  Des désagréments que le club bruxellois prend néanmoins avec philosophie, conscient de la chance de pouvoir jouer cette compétition alors que tant d’autres sont à l’arrêt.  

"C'est contraignant mais pas handicapant et on a surtout beaucoup de chance de pouvoir jouer", explique le coach Robin Geens. "Sur la scène européenne, on doit prouver des choses. On a les armes pour cela mais ça passera par une victoire face au nec plus ultra en Europe actuellement."

Et, en effet, c'est face aux néerlandais de Bloemendal (du Red Lions Arthur Van Doren) que le Léo devra créer l'exploit en demi-finale. Mais les bruxellois s'inspireront peut-être du Waterloo Ducks, champion d'Europe en titre. Les brabançons avaient remporté la compétition, à la surprise générale, malgré un nombre impressionnant d'absents sur blessure. De son côté, le Léo récupère Tom Boon, remis à temps d’une déchirure aux ischios. Avec Max Plennevaux, autre attaquant des Red Lions, ce duo offensif sera assurément l'un des atouts majeurs des belges.

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