Girls Only : Le stage de hockey 100% féminin

Si l’initiative n'est pas inédite, le stage Girls Only est une offre assez rare dans le milieu du hockey. 4 jours à vivre sa passion, 24h sur 24, entre filles de 10 à 15 ans. "J'avais à cœur de créer ce stage destiné aux jeunes joueuses parce que, pour le développement du hockey féminin, il est important qu'elles puissent avoir un espace à elles", explique Jill Boon, ex-Red Panthers et organisatrice du stage qui a débuté ce mercredi. "De plus, avec la présence - entre autre - de Red Panthers comme Barbara Nelen, les jeunes peuvent s'identifier plus facilement aux joueuses de l'équipe nationale féminine. Alors qu'elles connaissent souvent mieux les messieurs."

Et, en effet, les stages sont encore souvent mixtes dans de nombreux clubs pour des questions d'organisation ou de nombre de participants. "Ce n'est pas mal en soit non plus", précise l'ancienne capitaine des Red Panthers. "J'ai moi-même réalisé toutes mes classes de jeunes avec des garçons (NDLR: Il y a une vingtaine d'années, il n'était pas rare de voir des joueuses inscrites en catégorie "garçons"). Il faut dire qu'il y avait beaucoup moins de joueuses à l'époque. Et, au final, cela apprend aussi à se montrer plus solide physiquement, plus rapide. Mais cela dépend fort du caractère de la joueuse. Celles qui ont un caractère extraverti vont oser s'imposer. Et si elles sont douées techniquement et physiquement, elles vont donc oser se frotter aux garçons. Mais les plus timides auront fatalement tendance à s'effacer. Ici, elles peuvent poser des questions, prendre le temps de s'améliorer sans pression. En tout cas, c'est très apprécié par les joueuses. Vu la limite de 50 participantes, on a même dû stopper les inscriptions."

Ninon fait partie des 50 chanceuses. A l'annonce de la création de ce nouveau stage particulier, elle n'a pas longtemps hésité. "Déjà parce que j'adore les stages car cela me fait beaucoup progresser", explique la joueuse de 14 ans.

"Mais j'aime bien aussi quand il y a des garçons. Cela offre encore plus de challenge parce qu'ils sont plus brusques et cela me permet de m'endurcir. Mais bon...c'est vrai que, parfois, ils hésitent à nous passer la balle. Lors d'un précédent stage, j'en ai d'ailleurs fait l'expérience: après avoir raté un contrôle de balle, certains garçons n'ont plus voulu me faire des passes. Et même si cela arrive rarement, c'est vrai que cela arrive encore moins souvent entre filles. On est plus en confiance."      

Un plaisir que partage également Maureen, sa petit sœur, présente aussi au stage. "J'avais vraiment peur que le stage soit annulé à cause du confinement. J'étais donc vraiment soulagée quand il a été confirmé", explique la joueuse de 11 ans, grande fan de Jill Boon depuis qu'elle l'a vue jouer avec les Red Panthers. "Être entre filles, c'est vraiment chouette. Les garçons sont vite dans la compétition entre eux. Moi, je pense simplement à m'améliorer. Sans pour autant me comparer aux autres."

Autre particularité du stage : il est organisé en internat. Les jeunes joueuses dorment par petits groupes sous des tentes. "Ça va être trop bien. On va pouvoir discuter le soir. On a des bonbons avec nous. On va pouvoir faire la fête, organiser des "cap ou pas cap". On aura peut-être un petit peu froid mais c'est pas grave."

Et il est vrai que la première journée de stage n'a pas été marquée par la clémence du ciel. La pluie a largement accompagné ces jeunes aspirantes "Red Panthers". Mais nul doute qu'il en faudra plus pour les décourager.

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